Sans la correction liée à la durée de travail, le temps partiel étant majoritairement féminin, l'écart s'élevait en réalité à 23,7%, sur base des salaires annuels bruts. En, 2014, il était de 24,5%. Ce deuxième chiffre compare donc ce que les femmes et les hommes auraient gagné s'ils avaient travaillé tous deux à temps plein.

Dans le secteur privé, l'écart salarial en salaires annuels bruts s'élevait à 28,2% contre 17,5% pour le secteur public. Après correction, il était encore de 12,9% dans le secteur privé contre 6% dans le secteur public.

Le statut joue également un rôle: en moyenne, les ouvrières gagnent 42% de moins en salaires annuels que les ouvriers, tandis que chez les employés, la différence est de 32,1%, et de 11,6% chez les fonctionnaires statutaires.

L'écart salarial le plus important se situe dans les transports aériens. Les femmes y gagnent en moyenne 52,8% de moins que les hommes par année, et après correction, un important écart salarial de 45,5% persiste dans ce secteur.

"Même en 2019, un important déséquilibre persiste entre les métiers mal payés et les secteurs où les femmes sont sur-représentées, et les métiers beaucoup mieux payés et les secteurs où les hommes représentent la majorité", souligne Michel Pasteel, directeur de l'Institut.