Se faire siffler, insulter dans la rue... Quelle femme n'a jamais connu ça ? Rares sont-elles à ne pas y avoir droit, dans une société où le harcèlement sexiste reste encore très banalisé et rarement condamné. Et pourtant, il s'agit d'une situation douloureuse, à laquelle les victimes sont confrontées régulièrement. Attaquées personnellement, blessées moralement, la plupart d'entre elles se disent qu'il est inutile de porter plainte, devant la réaction des policiers, qui ne prennent, généralement, pas ce genre d'affaires au sérieux. L'agresseur, lui, ne connaît aucune poursuite judiciaire.

Leur message ? " N'acceptez par l'inacceptable ".

Mais les conséquences psychologiques, elles, ne sont pas sans suite pour la passante interpellée. Plus anxieuse et déprimée, son sentiment d'insécurité est grandissant, dans un environnement qui lui est hostile. C'est le constat de Climbié, Elize, Marine, Salomé et Sarah, cinq étudiantes de l'EPFC (Enseignement de Promotion et de Formation Continue), qui ont décidé de mettre cette problématique actuelle en avant, via une exposition interactive de sensibilisation, en partenariat avec l'ASBL Touche Pas à Ma Pote et avec le soutien de la future ASBL On n'est pas des poupées. Leur message ? " N'acceptez par l'inacceptable ".

Présenté ce 26 février à Tour et Taxis, l'événement #Harcelementderuesera précédé d'autres actions de sensibilisation afin de renforcer la participation du public à cette thématique. Parmi elles, l'occasion de prendre part à des ateliers, tels qu'un espace de graffiti en live et d'assister à d'autres exhibitions comme celle dédiée à cette cause, à travers les planches du projet Crocodille de l'illustrateur bruxellois, Thomas Mathieu.

Expo flash #Harcelementderue, le 26 février 2016 de 17h à 21h, à Tour et taxis, Avenue du Port 86 c, 100 Bruxelles