Pour l'heure, il est selon eux encore trop tôt pour dire si les descendants du prince feront à leur tour l'objet de cette adoration.

Voilà des décennies que les habitants de deux villages de l'île volcanique de Tanna au Vanuatu, Yaohnanen et Yakel, vouent un culte à l'époux de la reine Elizabeth II qui est décédé la semaine dernière à 99 ans.

Le chef du village de Yakel, Albi, s'est dit incapable d'affirmer ce que deviendrait ce culte après le décès du prince et ce parce que son esprit, selon lui, erre désormais à la recherche d'une nouvelle incarnation.

Malgré des spéculations à l'étranger sur une possible relève par le fils aîné du prince Philip, Charles, ou l'un de ses petits-fils William et Harry, rien n'est certain, a-t-il assuré.

"L'esprit du prince Philip a quitté son corps, mais il continue de vivre", a-t-il expliqué à l'AFP. "Il est trop tôt pour dire où il habitera."

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© Belga

Certains anciens des villages affirment que Charles héritera du statut divin de son père et que cette controverse a déjà été tranchée lors d'une visite en 2018 à Port Vila du prince de Galles, au cours de laquelle il a été élevé au rang de grand chef honoraire sous le nom de Mal Menaringmanu.

- La visite de 1974 -

Sous un drapeau britannique en berne, Albi a retrouvé lundi les anciens dans le village de Yaohnanen pour décider aussi de la façon de marquer ce décès.

Chacun leur tour, les chefs locaux ont pris la parole pour dire ce que signifiait selon eux cet événement pour leur culte. Aucune conclusion n'est attendue avant plusieurs jours.

Albi a eu une pensée pour la reine à laquelle il a souhaité d'être heureuse, en expliquant que l'esprit de son défunt époux survivait à la mort de son corps.

Les chefs de tribu ont indiqué qu'ils étaient en train d'envoyer un message confidentiel à la famille royale britannique.

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L'origine du culte du prince Philip ne fait pas consensus.

Mais des anthropologues le rattachent à une légende locale liée aux esprits du volcan Yasur. Selon la mythologie, un esprit a quitté une montagne voisine, s'est envolé pour un pays lointain et a épousé la femme la plus puissante du monde.

Ce culte s'est développé après la visite en 1974 du prince Philip au Vanuatu, qui était alors, avant son indépendance en 1980, le condominium franco-britannique des Nouvelles-Hébrides.

La légende locale ancienne à laquelle serait rattaché le culte évoque le retour d'un fils à la peau pâle.

Apprenant que le prince Philip, né en Grèce, ne venait ni de Grande-Bretagne, ni de France, ni des Etats-Unis, les habitants de l'île auraient décidé qu'il pouvait être originaire de Tanna.

Des anthropologues estiment que ce culte est pour les villageois un moyen de se forger un lien spirituel avec le reste du monde.

Connu pour ses gaffes, le duc se serait montré particulièrement bienveillant vis-à-vis des croyances des populations locales.

Au fil des ans, il a envoyé aux villageois trois portraits officiels dont l'un où il pose avec un bâton de guerre qu'ils lui avaient envoyé.

Pour l'heure, il est selon eux encore trop tôt pour dire si les descendants du prince feront à leur tour l'objet de cette adoration.Voilà des décennies que les habitants de deux villages de l'île volcanique de Tanna au Vanuatu, Yaohnanen et Yakel, vouent un culte à l'époux de la reine Elizabeth II qui est décédé la semaine dernière à 99 ans.Le chef du village de Yakel, Albi, s'est dit incapable d'affirmer ce que deviendrait ce culte après le décès du prince et ce parce que son esprit, selon lui, erre désormais à la recherche d'une nouvelle incarnation. Malgré des spéculations à l'étranger sur une possible relève par le fils aîné du prince Philip, Charles, ou l'un de ses petits-fils William et Harry, rien n'est certain, a-t-il assuré."L'esprit du prince Philip a quitté son corps, mais il continue de vivre", a-t-il expliqué à l'AFP. "Il est trop tôt pour dire où il habitera."Certains anciens des villages affirment que Charles héritera du statut divin de son père et que cette controverse a déjà été tranchée lors d'une visite en 2018 à Port Vila du prince de Galles, au cours de laquelle il a été élevé au rang de grand chef honoraire sous le nom de Mal Menaringmanu.Sous un drapeau britannique en berne, Albi a retrouvé lundi les anciens dans le village de Yaohnanen pour décider aussi de la façon de marquer ce décès.Chacun leur tour, les chefs locaux ont pris la parole pour dire ce que signifiait selon eux cet événement pour leur culte. Aucune conclusion n'est attendue avant plusieurs jours.Albi a eu une pensée pour la reine à laquelle il a souhaité d'être heureuse, en expliquant que l'esprit de son défunt époux survivait à la mort de son corps.Les chefs de tribu ont indiqué qu'ils étaient en train d'envoyer un message confidentiel à la famille royale britannique.L'origine du culte du prince Philip ne fait pas consensus. Mais des anthropologues le rattachent à une légende locale liée aux esprits du volcan Yasur. Selon la mythologie, un esprit a quitté une montagne voisine, s'est envolé pour un pays lointain et a épousé la femme la plus puissante du monde.Ce culte s'est développé après la visite en 1974 du prince Philip au Vanuatu, qui était alors, avant son indépendance en 1980, le condominium franco-britannique des Nouvelles-Hébrides.La légende locale ancienne à laquelle serait rattaché le culte évoque le retour d'un fils à la peau pâle.Apprenant que le prince Philip, né en Grèce, ne venait ni de Grande-Bretagne, ni de France, ni des Etats-Unis, les habitants de l'île auraient décidé qu'il pouvait être originaire de Tanna.Des anthropologues estiment que ce culte est pour les villageois un moyen de se forger un lien spirituel avec le reste du monde.Connu pour ses gaffes, le duc se serait montré particulièrement bienveillant vis-à-vis des croyances des populations locales.Au fil des ans, il a envoyé aux villageois trois portraits officiels dont l'un où il pose avec un bâton de guerre qu'ils lui avaient envoyé.