M. De Vos rappelle tout d'abord que les enfants sont titulaires de droits, au même rang que les adultes. "Laisser entendre que l'usage de la violence pour éduquer serait 'pour le bien' de l'enfant revient à remettre en question sa qualité de sujet de droit à part entière", souligne-t-il dans un communiqué.

"La violence dite éducative n'est ni utile, ni pertinente, ni nécessaire. Elle est toujours synonyme d'échec. Elle n'est pas efficace, au contraire, son caractère contre-productif a été démontré par de nombreux scientifiques. La violence fragilise la confiance en soi, l'estime de soi et l'image que l'enfant a de lui-même. Elle altère la relation entre l'enfant et l'adulte et peut causer des dégâts, parfois irréversibles, à l'intégrité physique, psychique, psychologique, émotionnelle, morale et affective des enfants qui en sont victimes", pointe M. De Vos.

Le délégué général aux droits de l'enfant encourage les adultes à être bienveillants pour veiller au bon développement des enfants, tout en leur mettant des règles et des balises. "Il est possible d'être à la fois strict et bienveillant", estime-t-il. Il souhaite permettre à la Belgique d'entrer dans la liste des pays européens qui ont franchi le pas de l'interdiction des violences dites éducatives dans leur législation. "Par ailleurs, interdire les violences éducatives ordinaires dans notre cadre légal doit s'accompagner de campagnes de sensibilisation et d'outils de 'capacitation' et d'accompagnement des familles et des professionnels de l'enfance et de la jeunesse", conclut M. De Vos.