Il ne faut jamais dire jamais. C'est en substance ce qu'ont dû penser plusieurs manufactures horlogères et griffes de luxe, en obser- vant l'évolution du marché des montres connectées, ces dernières années. Après avoir été attentistes, de nouveaux acteurs ont revu leur copie et mis au point leur propre accessoire intelligent. C'est ainsi le cas de Montblanc, Louis Vuitton, Emporio Armani, Marc Jacobs, Diesel, Michael Kors et consorts qui, en 2017, ont tous sorti une smartwatch.
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Il ne faut jamais dire jamais. C'est en substance ce qu'ont dû penser plusieurs manufactures horlogères et griffes de luxe, en obser- vant l'évolution du marché des montres connectées, ces dernières années. Après avoir été attentistes, de nouveaux acteurs ont revu leur copie et mis au point leur propre accessoire intelligent. C'est ainsi le cas de Montblanc, Louis Vuitton, Emporio Armani, Marc Jacobs, Diesel, Michael Kors et consorts qui, en 2017, ont tous sorti une smartwatch. Il faut dire que les ventes dans le domaine parlent d'elles-mêmes. " En Belgique, le secteur a enregistré une croissance de 73 % entre janvier et octobre 2017, par rapport à 2016, calcule Chris Renders, consultant chez GfK, société spécialisée dans l'analyse des comportements de consommation. Le marché commence clairement à grandir. " Même si cela reste actuellement un produit de niche - à peine 6 % de la population en possède une, selon le cabinet Deloitte -, 67,4 millions de montres connectées devraient avoir été vendues en 2017 à travers le monde, pour grimper à 154 millions en 2021, selon IDC, l'International Data Corporation. Certes, on est encore loin du chiffre d'affaires que génère le 1,5 milliard de smartphones achetés aux quatre coins de la planète. Il n'empêche. Depuis la fin 2015, il s'écoule désormais plus de smartwatchs que de montres suisses. De quoi interpeller les horlogers traditionnels... En arrivant (enfin) sur ce nouveau terrain de jeux, les acteurs de l'horlogerie classique et les griffes de mode ne se sont pas contentés de proposer un objet fonctionnel aux allures sportives, comme le faisaient jusqu'alors les Samsung, LG, Motorola ou Huawei, pionniers en la matière. Ils lui ont donné une aura fashion, garantie de désirabilité. " En apportant une esthétique design, elles viennent répondre à un besoin, concède Chris Renders. Le consommateur est sensible aux nouveautés technologiques, mais il aime porter une montre d'un format traditionnel. " A noter qu'aux accessoires tactiles s'ajoutent désormais des modèles hybrides. Pour rappel, les premiers possèdent un écran totalement digital avec un cadran personnalisable, via une application. Des smartwatchs qui permettent notamment de consulter directement ses notifications, la météo ou son agenda sur son poignet, avec micro intégré.Les seconds conservent pour leur part un cadran semblable à celui d'une montre traditionnelle et sont munis d'aiguilles. Leurs fonctionnalités principales ? Une fois couplés au smartphone, ils émettent de petites vibrations, pour notifier les messages reçus sur le téléphone. Via l'application, il est également possible de déterminer les raccourcis que l'on souhaite voir présents sur sa montre, comme l'appareil photo, la musique ou le tracker d'activité par exemple. Un bon compromis pour ceux qui veulent utiliser certaines fonctionnalités digitales, tout en gardant un accessoire qui, visuellement, ne ressemble en rien à un objet connecté. Dernier élément qui devrait permettre à plus d'un amateur de craquer pour une de ces versions neuves : la généralisation attendue des montres autonomes. A l'instar de la nouvelle Apple Watch, celles-ci peuvent être utilisées sans avoir besoin d'être à proximité de son téléphone, grâce à la 4G et à l'équipement d'une carte SIM virtuelle. De quoi ouvrir encore le champ des possibles... Tout est interchangeable dans ce modèle hybride : le bracelet, la boucle, la boîte et même la pièce centrale. Une trentaine de secondes suffisent à remplacer le module connecté par un équivalent mécanique. Swiss Made, forcément.A partir de 1400 euros. Un prix accessible et un design fashion. Avec l'application My Social, qui permet à l'utilisateur de se connecter à son compte Instagram, de faire défiler son flux d'actualités, de définir une photo de publication comme cadran de la montre...A partir de 299 euros. Un modèle tactile orienté vers la jeune génération. Fashion jusque dans les moindres détails, avec ses onze bracelets interchangeables et une application permettant de personnaliser le cadran.A partir de 279 euros. Inspirée de l'univers des motos, avec sept options de numérotation personnalisables, effets visuels pour afficher les notifications et les changements climatiques.A partir de 349 euros. Une montre qui combine personnalisation, mode et technologie. Avec deux fonctions qui invitent au voyage, histoire du malletier oblige. My Flight rend le vol plus agréable. Et City Guide propose les adresses incontournables de vingt-deux villes, présentées dans les guides édités par la marque.A partir de 2300 euros. Un style classique et vintage, réinterprété de façon numérique. Ou comment allier les codes de l'horlogerie suisse aux technologies dernier cri.A partir de 895 euros.