Sa photo préférée, elle l'a prise dans Tarlabasi, à Istanbul. " On m'avait déconseillé de m'y rendre car c'est un quartier difficile, réputé dangereux. J'y suis quand même allée et ça a été un après-midi rayonnant. " Sur l'écran de son portable, Marie Tihon pointe du doigt le cliché d'une rue inondée de soleil, des enfants y jouent tandis que du linge multicolore sèche, suspendu au-dessus de leur tête. " Cette image est à mille lieues de ce que l'on m'avait décrit. Bien sûr, je ne minimise pas les problèmes de Tarlabasi mais ça montre que les choses sont parfois beaucoup plus complexes que ce qu'on nous en dit. " Un angle optimiste pour une réalité difficile, c'est une constante dans les reportages de Marie. Des détenues colombiennes qui s'offrent une seconde chance en tenant un restaurant gastronomique, des Iraniennes qui investissent l'espace public d'un des pays les plus misogynes ...