"Je trouve ça d'une violence inouïe, et je trouve ça totalement excessif", réagit-elle. "Le temps a passé", plaide-t-elle encore au sujet du réalisateur de 86 ans, avec qui elle avait tourné en 1965 dans "Répulsion", estimant également que "la plupart des gens ne connaissent pas la réalité de la façon dont les choses se sont passées".

Deneuve et Polanski au moment de la sortie de Répulsion © Getty Images

Alors qu'elle s'apprête à présider dans une semaine le Festival du film américain de Deauville, Catherine Deneuve prend aussi la défense de Woody Allen, dont le dernier film, "Un jour de pluie à New York", jamais sorti en salles en raison d'anciennes accusations d'agressions sexuelles, fera l'ouverture de la manifestation, suscitant là aussi des critiques de féministes.

"C'est pareil, c'est incroyable", estime l'actrice, qui affirme qu'elle accepterait "bien sûr" de tourner avec le cinéaste s'il avait un projet qui lui convienne.

Aux Etats-Unis, "ils ont vite fait de dire "fini, banni", il faut quitter le pays, il faut quitter la ville, il faut quitter le cinéma", regrette l'actrice, qui avait pris aussi position à contre-courant sur le mouvement #Metoo début 2018, en signant avec une centaine de femmes une tribune défendant "une liberté d'importuner". Elle s'était ensuite excusée auprès des "victimes d'actes odieux".

Pour elle, "il faut faire la différence entre le cinéaste et la personne". "Les féministes ont quand même des oeillères", estime-t-elle.