>> Lire aussi notre analyse du phénomène des "Baby boss", ces jeunes déjà PDG
...

" J'espère qu'elle embauche, parce que je serai bientôt sans emploi ! ", avait blagué Barack Obama, en fin de mandat, face à cette fillette alors âgée de 11 ans. Son aventure a commencé quand elle avait 4 ans (et demi, précise-t-elle souvent). Ses parents l'ont encouragée à tenir un stand de limonade, grand classique du " business " pour enfants aux Etats-Unis. Le storytelling veut que ça soit deux piqûres d'abeilles et la découverte d'un vieux bouquin de recettes de famille qui soient à l'origine de tout. " Je n'ai vraiment pas aimé me faire piquer. Les abeilles me faisaient peur, se souvient Mikaila. Mais quelque chose de bizarre est arrivé : j'ai commencé à être fascinée par elles. J'ai appris tout ce que je pouvais à propos de ce qu'elles faisaient pour nous et pour l'écosystème. Ensuite, je me suis dit : et si je faisais quelque chose qui aide ces insectes en utilisant le livre de grand-mère Helen ? " Depuis, le visage de la petite fille orne les bouteilles d'un soft vendu à travers le pays. Et une partie de bénéfices est reversée à une association de protection des abeilles.www.meandthebees.comDepuis que cette jeune Américaine a eu l'idée de lancer des bonbons que les enfants n'auraient plus à refuser par peur des caries, le business est florissant. Il y a quelques mois, son entreprise a même signé un contrat avec le géant de la distribution Walmart. Mais ça ne semble pas perturber l'équilibre de la jeune fille : " Je suis un enfant normal. Je vais à l'école à plein temps et ma priorité est d'avoir de bonnes notes. Le matin, mon père m'emmène en classe et on parle de ce qui se passe dans la boîte. Après les cours, je divise mon temps en trois parties : un tiers pour le business, un tiers pour les devoirs et un tiers pour jouer avec ma soeur et mes amis. J'aime aussi la danse, j'ai des séances plusieurs fois par semaine. " Toute la famille est impliquée dans la société : " Mon papa m'épaule pour la partie business et m'aide à trouver des solutions. Ma maman est ma styliste et coach. Ma soeur est mon associée, c'est elle qui a trouvé le nom Zollipops. " Si elle met en avant la dimension " sport d'équipe " de l'entrepreneuriat, Alina concède : " Je suis le boss, mais ils restent mes parents, ils peuvent me gronder. "zollipops.comGuillaume répond à notre interview depuis la cour de son lycée. Ses amis ont l'habitude de ses appels professionnels à l'intercours. Sa priorité du mois de juin : le bac. C'est du moins ce que ses parents espèrent. Lui, il a déjà un peu la tête au Canada, où il poursuivra son cursus et dans les projets de développement de son groupe de presse. En 2016, alors qu'il menait une prestigieuse conférence TEDx, il avait provoqué l'hilarité de la salle en évoquant Le journal de Mickey. Rien de risible pourtant dans le parcours de cet enfant qui devient juré d'un concours littéraire et chroniqueur pour le magazine jeunesse et décide ensuite de créer son propre magazine ainsi que sa maison d'édition de romans " young adult ". " Je suis convaincu que la presse est un secteur qui peut encore accueillir et intéresser la jeunesse, mais il faut le faire de la bonne manière ", affirme l'ado, conforté par le succès de son P'tit Mardi. Au-delà du papier, l'entreprise aborde le digital : " On va créer une mini-filiale Internet, une agence de relations publiques pour les start-up ", annonce le CEO qui ambitionne également de faire bouger les lignes au niveau politique, afin de permettre aux très jeunes entrepreneurs de concilier scolarité et création de société.www.lpetitmardi.frMi-juillet prochain, Charline s'envolera pour Belgrade avec d'autres élèves du Collège Notre-Dame du Bonlieu, à Virton, afin de représenter la Belgique francophone au concours européen JA Europe Company of the Year Competition. Leur mini-entreprise a été lancée dans le cadre des actions de l'association LJE et ses comptes ont dû être clôturés avant la présentation devant le jury national. " La valeur de l'action a pris 360 %, passant de 7 à 32 euros ", se félicite Charline, qui tient néanmoins surtout à parler de la portée sociale du projet. " Nous voulions offrir un beau dividende à nos actionnaires tout en versant 35 % de nos bénéfices à une maison pour personnes handicapées, Les Iris. Les résidents ont cousu des bouillottes sèches (qui sont notre produit phare) avec nous et nous avons aussi fait des rencontres intergénérationnelles dans un home de la région. " My Chill Factory était avant tout un projet parascolaire, mais sa PDG, qui s'apprête à entamer des études de droit, lui entrevoit un avenir au-delà du collège : " C'est en discussion, certains ont envie de continuer en parallèle de leurs études supérieures. Dans tous les cas, la société reste à notre nom, on peut la reprendre dans quelques années. "mychillfactory.weebly.com