Confinement pour cause de coronavirus ou pas, Amaya Howard a bien l'intention de continuer à se détendre après une longue journée de travail en partageant quelques verres de vin avec ses amis.

Mais comment faire alors que les bars et autres débits de boisson ferment les uns après les autres et que les rassemblements sont découragés ? Le groupe d'amis s'est tout simplement donné rendez-vous sur internet, via Houseparty, l'une des nombreuses applications de vidéoconférence qui font fureur avec la pandémie.

"On a eu l'idée de faire une happy hour. On se connecte juste à l'application, on boit du vin et on discute de tout et de rien", explique Amaya Howard.

La jeune femme n'est pas seule dans ce cas. Les téléchargements de ces applications, qui permettent à tous les invités de voir ceux qui se connectent, ont explosé. Rien qu'au mois de mars, Houseparty, très populaire chez les adolescents voici deux ans, a vu ses téléchargements multipliés par dix, passant à quelque 210.000 par jour, selon le site Apptopia.

D'autres applications comme Zoom, Google Hangouts, Skype ou Rave sont aussi très demandées, sans doute également dopées par un recours accru au télétravail et à l'enseignement à distance.

Apéro du confinement

En Belgique, le groupe Facebook intitulé Premier apéro du confinement réunit déjà plus de 170 000 membres. On y publie le vendredi soir dans la joie et la bonne humeur ses photos d'apéros en famille, seul ou en couple.

Pour Esmée Lavalette, jeune Néerlandaise qui étudie le cinéma à Los Angeles, le confinement a été une opportunité inattendue de renouer avec ses amis aux Pays-Bas. La différence d'heure (huit heures actuellement) la contraint certes à "boire durant la journée" mais elle semble se faire une raison.

"Ils organisent des soirées toutes les semaines, mais comme tout est annulé maintenant, ils ont décidé de passer sur Houseparty", explique-t-elle à l'AFP.

"Et pour la première fois depuis deux ans et demi, j'ai pu me joindre à eux. Alors j'étais ivre à 14h00", raconte l'étudiante.

© getty

La vidéo-beuverie a pris fin lorsque l'heure a été trop tardive en Europe, et Esmée est retournée à ses devoirs. Même la soirée prévue pour célébrer son diplôme, qui devait se dérouler cette semaine, a été reprogrammée dans le cyberespace.

"Soirée entre filles"

Ces applications sont utiles pour garder le contact avec ses amis, elles sont aussi un bon moyen de préserver son équilibre mental face au stress du confinement et de la pandémie, relèvent les utilisateurs.

Rachel Chadwick, employée d'une collectivité locale à Leeds, en Angleterre, souffre d'anxiété et de dépression. "Je suis plutôt extravertie... donc c'est vraiment difficile pour moi cet isolement forcé", explique-t-elle.

Rachel et ses amies ont l'habitude de se retrouver pour une "soirée entre filles" une fois par mois, un rendez-vous qui se tient désormais sur l'application.

"Demain soir, nous faisons un petit quizz avec une catégorie pour chacune d'entre nous, mais nous aurons toutes un verre et des choses à grignoter", comme pour une réunion en chair et en os.

L'une des convives a même "emprunté" un tableau blanc à son travail pour marquer les scores.

L'application Houseparty est d'ailleurs dotée de fonctionnalités qui permettent ce genre de quizz, des jeux ou des dessins. Un atout décisif pour Fiama Liaudat, professeur d'espagnol originaire d'Argentine et qui réside en Caroline du Nord.

Avec ses amis enseignants, elle avait l'habitude avant le coronavirus de sortir dans des bars ou de se retrouver à domicile pour faire des jeux de société. "L'application nous permet de continuer à le faire, sauf que c'est sur nos téléphones", estime-t-elle.

Cet intérêt pour les vidéoconférences est même pour certains l'occasion de se faire de nouveaux amis. Amaya Howard a longtemps discuté avec des inconnus via des forums mettant en relation des voyageurs. Ils se sont récemment retrouvés sur Houseparty, se découvrant pour la première fois en face à face.

"On est restés jusqu'à quatre ou cinq heures du matin, tout le monde avait son verre. Je n'ai vraiment plus l'impression qu'il s'agit d'étrangers à présent", conclut-elle.

Confinement pour cause de coronavirus ou pas, Amaya Howard a bien l'intention de continuer à se détendre après une longue journée de travail en partageant quelques verres de vin avec ses amis.Mais comment faire alors que les bars et autres débits de boisson ferment les uns après les autres et que les rassemblements sont découragés ? Le groupe d'amis s'est tout simplement donné rendez-vous sur internet, via Houseparty, l'une des nombreuses applications de vidéoconférence qui font fureur avec la pandémie."On a eu l'idée de faire une happy hour. On se connecte juste à l'application, on boit du vin et on discute de tout et de rien", explique Amaya Howard. La jeune femme n'est pas seule dans ce cas. Les téléchargements de ces applications, qui permettent à tous les invités de voir ceux qui se connectent, ont explosé. Rien qu'au mois de mars, Houseparty, très populaire chez les adolescents voici deux ans, a vu ses téléchargements multipliés par dix, passant à quelque 210.000 par jour, selon le site Apptopia.D'autres applications comme Zoom, Google Hangouts, Skype ou Rave sont aussi très demandées, sans doute également dopées par un recours accru au télétravail et à l'enseignement à distance. En Belgique, le groupe Facebook intitulé Premier apéro du confinement réunit déjà plus de 170 000 membres. On y publie le vendredi soir dans la joie et la bonne humeur ses photos d'apéros en famille, seul ou en couple. Pour Esmée Lavalette, jeune Néerlandaise qui étudie le cinéma à Los Angeles, le confinement a été une opportunité inattendue de renouer avec ses amis aux Pays-Bas. La différence d'heure (huit heures actuellement) la contraint certes à "boire durant la journée" mais elle semble se faire une raison."Ils organisent des soirées toutes les semaines, mais comme tout est annulé maintenant, ils ont décidé de passer sur Houseparty", explique-t-elle à l'AFP."Et pour la première fois depuis deux ans et demi, j'ai pu me joindre à eux. Alors j'étais ivre à 14h00", raconte l'étudiante.La vidéo-beuverie a pris fin lorsque l'heure a été trop tardive en Europe, et Esmée est retournée à ses devoirs. Même la soirée prévue pour célébrer son diplôme, qui devait se dérouler cette semaine, a été reprogrammée dans le cyberespace."Soirée entre filles"Ces applications sont utiles pour garder le contact avec ses amis, elles sont aussi un bon moyen de préserver son équilibre mental face au stress du confinement et de la pandémie, relèvent les utilisateurs.Rachel Chadwick, employée d'une collectivité locale à Leeds, en Angleterre, souffre d'anxiété et de dépression. "Je suis plutôt extravertie... donc c'est vraiment difficile pour moi cet isolement forcé", explique-t-elle.Rachel et ses amies ont l'habitude de se retrouver pour une "soirée entre filles" une fois par mois, un rendez-vous qui se tient désormais sur l'application."Demain soir, nous faisons un petit quizz avec une catégorie pour chacune d'entre nous, mais nous aurons toutes un verre et des choses à grignoter", comme pour une réunion en chair et en os.L'une des convives a même "emprunté" un tableau blanc à son travail pour marquer les scores.L'application Houseparty est d'ailleurs dotée de fonctionnalités qui permettent ce genre de quizz, des jeux ou des dessins. Un atout décisif pour Fiama Liaudat, professeur d'espagnol originaire d'Argentine et qui réside en Caroline du Nord.Avec ses amis enseignants, elle avait l'habitude avant le coronavirus de sortir dans des bars ou de se retrouver à domicile pour faire des jeux de société. "L'application nous permet de continuer à le faire, sauf que c'est sur nos téléphones", estime-t-elle.Cet intérêt pour les vidéoconférences est même pour certains l'occasion de se faire de nouveaux amis. Amaya Howard a longtemps discuté avec des inconnus via des forums mettant en relation des voyageurs. Ils se sont récemment retrouvés sur Houseparty, se découvrant pour la première fois en face à face."On est restés jusqu'à quatre ou cinq heures du matin, tout le monde avait son verre. Je n'ai vraiment plus l'impression qu'il s'agit d'étrangers à présent", conclut-elle.