La commune de Porto Cesareo, sur la mer Ionienne bleu turquoise, réussira-t-elle à attirer les Italiens rêvant désormais de vacances, après un long confinement de neuf semaines prévu pour durer jusqu'au 4 mai?

Fabrizio Marzano, propriétaire de l'établissement balnéaire "Bacino Grande", veut y croire, à condition d'assurer "leur sérénité".

"Les petites cordes sur le sable, c'est tout simplement pour donner une idée des espaces" entre les vacanciers, explique l'entrepreneur, qui part sur une base de "30% de parasols en moins physiquement sur la plage cette année", "assurément une perte financière".

Pour mieux illustrer son plan stratégique, une partie de la plage, avec ses parasols collés les uns aux autres, ressemble à celle de l'an dernier.

L'autre, son modèle "été 2020", présente nettement moins de promiscuité, avec des transats séparés d'un mètre et demi. Une allée délimitée par des cordes permet en outre d'accéder à son transat sans enjamber d'autres estivants.

Il faudra aussi "augmenter les services" de restauration auprès des vacanciers directement sur leur matelas, afin d'éviter des files d'attente au bar et de respecter la distance de sécurité, dit-il.

"Nous avons beaucoup d'imagination, nous les Italiens, il doit y avoir un moyen pour donner aux gens une impression de sécurité!"

"Nous avons beaucoup d'imagination, nous les Italiens, il doit y avoir un moyen pour donner aux gens une impression de sécurité!" s'exclame-t-il.

"Bonus vacances"

"Des clients nous téléphonent pour s'informer et prendre leur décision de venir ou non à la mer", précise Fabrizio. "C'est un motif d'espérance pour nous".

Les plagistes italiens pourraient accueillir 45 millions de touristes en moins et enregistrer une perte de 30 milliards d'euros pour la saison 2020, compromise par la pandémie du coronavirus, selon une étude réalisée par le secteur, alors que l'Italie est le pays européen le plus touché avec quelque 26.000 morts officiellement recensés.

Sans compter un investissement de 360 millions d'euros nécessaire pour répondre aux normes de sécurité aptes à rassurer les clients, soit quelque 12.000 euros en moyenne par concessionnaire de plage pour la saison.

L'heure est donc à l'inquiétude chez "Federbalneari Italia", la fédération des structures balnéaires, qui regroupe 13 associations régionales et 3.000 entrepreneurs de tourisme.

Cette puissante fédération, dans un pays où le tourisme emploie 4,2 millions de personnes et génère 13% du PIB, demande donc des aides publiques exceptionnelles, notamment une réduction substantielle des loyers des baux de concessions de plage, des crédits d'impôts, et pourquoi pas des "bonus vacances" pour les faibles salaires.

Du côté des experts de santé publique, l'heure est à la plus grande prudence: pour le directeur du département des maladies infectieuses de l'Institut supérieur de la santé Giovanni Rezza, les Italiens ne pourront aller à la plage cet été que "si" l'amélioration actuelle des données épidémiologiques se confirme et "seulement en respectant scrupuleusement les distances de sécurité".

La commune de Porto Cesareo, sur la mer Ionienne bleu turquoise, réussira-t-elle à attirer les Italiens rêvant désormais de vacances, après un long confinement de neuf semaines prévu pour durer jusqu'au 4 mai?Fabrizio Marzano, propriétaire de l'établissement balnéaire "Bacino Grande", veut y croire, à condition d'assurer "leur sérénité"."Les petites cordes sur le sable, c'est tout simplement pour donner une idée des espaces" entre les vacanciers, explique l'entrepreneur, qui part sur une base de "30% de parasols en moins physiquement sur la plage cette année", "assurément une perte financière".Pour mieux illustrer son plan stratégique, une partie de la plage, avec ses parasols collés les uns aux autres, ressemble à celle de l'an dernier. L'autre, son modèle "été 2020", présente nettement moins de promiscuité, avec des transats séparés d'un mètre et demi. Une allée délimitée par des cordes permet en outre d'accéder à son transat sans enjamber d'autres estivants. Il faudra aussi "augmenter les services" de restauration auprès des vacanciers directement sur leur matelas, afin d'éviter des files d'attente au bar et de respecter la distance de sécurité, dit-il. "Nous avons beaucoup d'imagination, nous les Italiens, il doit y avoir un moyen pour donner aux gens une impression de sécurité!" s'exclame-t-il."Des clients nous téléphonent pour s'informer et prendre leur décision de venir ou non à la mer", précise Fabrizio. "C'est un motif d'espérance pour nous". Les plagistes italiens pourraient accueillir 45 millions de touristes en moins et enregistrer une perte de 30 milliards d'euros pour la saison 2020, compromise par la pandémie du coronavirus, selon une étude réalisée par le secteur, alors que l'Italie est le pays européen le plus touché avec quelque 26.000 morts officiellement recensés.Sans compter un investissement de 360 millions d'euros nécessaire pour répondre aux normes de sécurité aptes à rassurer les clients, soit quelque 12.000 euros en moyenne par concessionnaire de plage pour la saison.L'heure est donc à l'inquiétude chez "Federbalneari Italia", la fédération des structures balnéaires, qui regroupe 13 associations régionales et 3.000 entrepreneurs de tourisme.Cette puissante fédération, dans un pays où le tourisme emploie 4,2 millions de personnes et génère 13% du PIB, demande donc des aides publiques exceptionnelles, notamment une réduction substantielle des loyers des baux de concessions de plage, des crédits d'impôts, et pourquoi pas des "bonus vacances" pour les faibles salaires. Du côté des experts de santé publique, l'heure est à la plus grande prudence: pour le directeur du département des maladies infectieuses de l'Institut supérieur de la santé Giovanni Rezza, les Italiens ne pourront aller à la plage cet été que "si" l'amélioration actuelle des données épidémiologiques se confirme et "seulement en respectant scrupuleusement les distances de sécurité".