Interdire les voyages non essentiels à l'étranger, la mesure semble imminente. L'Association belge des tour-opérateurs (ABTO) s'attend à une telle décision et la comprend. "Nous voulons, comme la population, que le virus disparaisse au plus vite et donc empêcher des variants d'entrer dans le pays", souligne son porte-parole Pierre Fivet.

Le nombre de réservations pour les vacances de Carnaval est très faible et des opérateurs ont déjà pris l'initiative d'annuler leurs séjours. L'ABTO n'attend donc rien de cette période. "Il sera également très difficile de partir à Pâques", ajoute M. Fivet.

L'association est dès lors déjà tournée vers l'été, en espérant que les Belges réserveront des séjours au soleil le plus vite possible.

"Avec le confinement, l'envie de voyager est plus forte que jamais. Nous voyons la vaccination comme la lumière au bout du tunnel."

Du côté de l'Union professionnelle des agences de voyages (UPAV), on ne se montre pas plus optimiste pour juillet et août. "Il y a beaucoup d'hésitation, ce sera donc surtout du last minute", explique la vice-présidente Anne-Sophie Snyers.

Le secteur espère une décision harmonisée pour éviter des départs de villes limitrophes comme cela avait été le cas lorsque les voyages non-essentiels avaient été interdits l'an dernier.

Les agences, débordées par les annulations depuis plusieurs semaines, voudraient également voir s'arrêter le "bashing" qui les vise. "On nous tire dessus à boulets rouges, certains de nos membres se font insulter comme s'ils étaient responsables de la propagation du virus, alors que nous ne représentons qu'une partie du secteur du voyage", souligne Mme Snyers. "La personne partie skier et qui a ensuite entraîné le confinement de milliers de personnes n'était pas partie via une agence", illustre-t-elle.

900 vols supprimés en février et mars sur Brussels Airlines

"Le nombre de passagers qui ont actuellement réservé un siège sur ces vols ne permet pas de les exploiter de manière économique ou écologique", justifie l'entreprise. La décision est liée au coronavirus et aux restrictions de voyage qui y ont été décidées en conséquence. De plus en plus de passagers annulent en outre leurs vols, en partie à cause du risque que le gouvernement resserre les règles sur les voyages non essentiels. Par rapport à 2019, l'offre prévue était déjà très limitée, mais elle est maintenant encore plus réduite.

Plus précisément, Brussels Airlines assurera 7% du nombre de vols en février par rapport au même mois il y a deux ans, et 12% en mars, détaille sa porte-parole Kim Daenen. Au total, 900 vols seront annulés. Un certain nombre de destinations touristiques, comme Barcelone, Prague, Rome ou Vienne, vont dès lors disparaître provisoirement de l'offre. Pendant les vacances de printemps, plus de 150 vols qui étaient prévus n'auront finalement pas lieu.

Cela aura un impact sur environ 4.000 clients. Les passagers dont les vols ont été annulés en seront informés. Ils pourront en réserver un nouveau ou demander un remboursement. L'offre à destination et en provenance de l'Afrique, actuellement de 40% par rapport à 2019, est, elle, maintenue. Comme la plupart des autres compagnies aériennes, Brussels Airlines propose des billets flexibles en raison de l'incertitude qui entoure le coronavirus.

Depuis septembre de l'année dernière, toute personne qui réserve un vol peut le modifier gratuitement. Il n'y a pas de limite au nombre de modifications de réservations jusqu'à la fin février. Après cela, elles ne pourront plus l'être qu'une seule fois. Ceux qui ont un billet datant d'avant septembre dernier ont jusqu'à la fin du mois de mai pour effectuer un changement. Si le vol initial a été annulé, le passager a toujours droit à un remboursement.

Interdire les voyages non essentiels à l'étranger, la mesure semble imminente. L'Association belge des tour-opérateurs (ABTO) s'attend à une telle décision et la comprend. "Nous voulons, comme la population, que le virus disparaisse au plus vite et donc empêcher des variants d'entrer dans le pays", souligne son porte-parole Pierre Fivet. Le nombre de réservations pour les vacances de Carnaval est très faible et des opérateurs ont déjà pris l'initiative d'annuler leurs séjours. L'ABTO n'attend donc rien de cette période. "Il sera également très difficile de partir à Pâques", ajoute M. Fivet. L'association est dès lors déjà tournée vers l'été, en espérant que les Belges réserveront des séjours au soleil le plus vite possible. Du côté de l'Union professionnelle des agences de voyages (UPAV), on ne se montre pas plus optimiste pour juillet et août. "Il y a beaucoup d'hésitation, ce sera donc surtout du last minute", explique la vice-présidente Anne-Sophie Snyers. Le secteur espère une décision harmonisée pour éviter des départs de villes limitrophes comme cela avait été le cas lorsque les voyages non-essentiels avaient été interdits l'an dernier. Les agences, débordées par les annulations depuis plusieurs semaines, voudraient également voir s'arrêter le "bashing" qui les vise. "On nous tire dessus à boulets rouges, certains de nos membres se font insulter comme s'ils étaient responsables de la propagation du virus, alors que nous ne représentons qu'une partie du secteur du voyage", souligne Mme Snyers. "La personne partie skier et qui a ensuite entraîné le confinement de milliers de personnes n'était pas partie via une agence", illustre-t-elle. 900 vols supprimés en février et mars sur Brussels Airlines"Le nombre de passagers qui ont actuellement réservé un siège sur ces vols ne permet pas de les exploiter de manière économique ou écologique", justifie l'entreprise. La décision est liée au coronavirus et aux restrictions de voyage qui y ont été décidées en conséquence. De plus en plus de passagers annulent en outre leurs vols, en partie à cause du risque que le gouvernement resserre les règles sur les voyages non essentiels. Par rapport à 2019, l'offre prévue était déjà très limitée, mais elle est maintenant encore plus réduite. Plus précisément, Brussels Airlines assurera 7% du nombre de vols en février par rapport au même mois il y a deux ans, et 12% en mars, détaille sa porte-parole Kim Daenen. Au total, 900 vols seront annulés. Un certain nombre de destinations touristiques, comme Barcelone, Prague, Rome ou Vienne, vont dès lors disparaître provisoirement de l'offre. Pendant les vacances de printemps, plus de 150 vols qui étaient prévus n'auront finalement pas lieu. Cela aura un impact sur environ 4.000 clients. Les passagers dont les vols ont été annulés en seront informés. Ils pourront en réserver un nouveau ou demander un remboursement. L'offre à destination et en provenance de l'Afrique, actuellement de 40% par rapport à 2019, est, elle, maintenue. Comme la plupart des autres compagnies aériennes, Brussels Airlines propose des billets flexibles en raison de l'incertitude qui entoure le coronavirus. Depuis septembre de l'année dernière, toute personne qui réserve un vol peut le modifier gratuitement. Il n'y a pas de limite au nombre de modifications de réservations jusqu'à la fin février. Après cela, elles ne pourront plus l'être qu'une seule fois. Ceux qui ont un billet datant d'avant septembre dernier ont jusqu'à la fin du mois de mai pour effectuer un changement. Si le vol initial a été annulé, le passager a toujours droit à un remboursement.