"Nous levons l'ancre", a proclamé le ministre grec du Tourisme Harry Theocharis, en lançant officiellement la saison jeudi soir depuis le temple antique de Poséidon au cap Sounion, près d'Athènes. "Nous laissons derrière nous les nuages noirs de la peur et de l'insécurité", a-t-il promis, parlant d'"une grande impatience des touristes étrangers" à venir profiter du soleil radieux et de la mer turquoise.

Dans la vieille ville de la Canée, en Crète, restaurateurs et cafetiers s'agitent déjà sur leurs terrasses pour les ultimes préparatifs. "On espère que ce sera une bonne saison et que les gens choisiront notre pays et notre île", s'exclame Alexandros Koukourakis, en déplaçant tables et chaises devant sa taverne de Kissamos près de la Canée. "On referme maintenant une période difficile, tout en maintenant les mesures de précaution".

Une moussaka en terrasse

Confinée depuis le 7 novembre, la Grèce a annoncé la levée du jour au lendemain de toutes les restrictions de circulation à travers le pays, sur terre comme sur mer, pour le retour des touristes. Finie l'interdiction de quitter son département ou de se rendre sur une île, sans en être résident, finies les autorisations de sortie par SMS, finis les contrôles de police et les amendes.

Partout en Grèce, les musées rouvrent vendredi, tandis qu'il est déjà possible, depuis début mai, de manger une moussaka ou de boire un ouzo en terrasse.

Seule condition désormais pour voyager: être vacciné ou présenter un test Covid négatif.

Le gouvernement soutient que le dépistage massif combiné à la vaccination permettra aux touristes, comme aux Grecs, de voyager en toute sécurité. En prévision du grand jour, les autorités grecques ont vacciné à tour de bras, les îles en priorité. "L'ensemble de nos îles seront entièrement protégées d'ici fin juin. Jusqu'ici, un tiers d'entre elles ont été vaccinées", a annoncé le ministre du Tourisme.

Au total, plus de 3,8 millions de personnes ont reçu au moins une dose de vaccin dans un pays de 11 millions d'habitants.

Le retour des étrangers en Crète, à Mykonos ou à Santorin, entre autres îles idylliques, est crucial pour un pays qui tirait près du quart de son revenu du tourisme avant la pandémie.

., Getty Images
. © Getty Images

C'est pour tenter de redresser la barre que la Grèce a fait le pari de rouvrir ses frontières mi-avril aux personnes vaccinées et de lancer sa saison touristique avant ses principaux concurrents européens, comme l'Espagne et la France.

Des centaines de vols internationaux

En Crète, le principal aéroport Héraklion attend quinze vols vendredi et 24 autres samedi, majoritairement en provenance d'Allemagne. Au total, quelque 150 vols internationaux sont prévus dans les aéroports de Grèce vendredi et samedi.

Mais le début de saison souffre d'un premier revers, après la décision du Royaume-Uni de maintenir la quarantaine obligatoire au retour de Grèce. La Grèce espère bientôt apparaître sur la liste "verte" de Londres quand la situation sanitaire serait réévaluée.

Plage de Balos, début mai 2021, Belga Images
Plage de Balos, début mai 2021 © Belga Images

Or l'île ionienne de Kalymnos, très prisée des Britanniques, reste confinée en raison d'un taux élevé d'infections. Plus de 2.000 cas de contamination sont encore enregistrés quotidiennement en Grèce, la plupart à Athènes, et les hôpitaux demeurent sous tension. "Des données épidémiologiques et de la vaccination dépendra notre saison touristique. Tant qu'il y a une ambiguité sur les règles appliquées à chaque pays (...) les touristes ne réserveront pas leurs vacances", estime Grigoris Tasios, président de la fédération des hôteliers.

En Chalcidique, dans le nord de la Grèce, "on n'a pas de réservations et seuls 15 à 20% des hôtels seront ouverts vendredi, les autres rouvriront progressivement d'ici fin juin", ajoute ce propriétaire d'hôtel.

Un quart de la population active grecque vit du tourisme. Mais sur l'île de Kos, dans la mer Egée, les professionnels n'attendent que "la moitié des revenus de 2019", rapporte George Segredos, propriétaire d'un beach bar.

Avec les restrictions de voyage encore en vigueur en Europe, les hébergeurs grecs ne prévoient pas d'arrivées significatives de touristes avant fin juin ou début juillet.

"Nous levons l'ancre", a proclamé le ministre grec du Tourisme Harry Theocharis, en lançant officiellement la saison jeudi soir depuis le temple antique de Poséidon au cap Sounion, près d'Athènes. "Nous laissons derrière nous les nuages noirs de la peur et de l'insécurité", a-t-il promis, parlant d'"une grande impatience des touristes étrangers" à venir profiter du soleil radieux et de la mer turquoise.Dans la vieille ville de la Canée, en Crète, restaurateurs et cafetiers s'agitent déjà sur leurs terrasses pour les ultimes préparatifs. "On espère que ce sera une bonne saison et que les gens choisiront notre pays et notre île", s'exclame Alexandros Koukourakis, en déplaçant tables et chaises devant sa taverne de Kissamos près de la Canée. "On referme maintenant une période difficile, tout en maintenant les mesures de précaution".Confinée depuis le 7 novembre, la Grèce a annoncé la levée du jour au lendemain de toutes les restrictions de circulation à travers le pays, sur terre comme sur mer, pour le retour des touristes. Finie l'interdiction de quitter son département ou de se rendre sur une île, sans en être résident, finies les autorisations de sortie par SMS, finis les contrôles de police et les amendes.Partout en Grèce, les musées rouvrent vendredi, tandis qu'il est déjà possible, depuis début mai, de manger une moussaka ou de boire un ouzo en terrasse.Seule condition désormais pour voyager: être vacciné ou présenter un test Covid négatif.Le gouvernement soutient que le dépistage massif combiné à la vaccination permettra aux touristes, comme aux Grecs, de voyager en toute sécurité. En prévision du grand jour, les autorités grecques ont vacciné à tour de bras, les îles en priorité. "L'ensemble de nos îles seront entièrement protégées d'ici fin juin. Jusqu'ici, un tiers d'entre elles ont été vaccinées", a annoncé le ministre du Tourisme.Au total, plus de 3,8 millions de personnes ont reçu au moins une dose de vaccin dans un pays de 11 millions d'habitants.Le retour des étrangers en Crète, à Mykonos ou à Santorin, entre autres îles idylliques, est crucial pour un pays qui tirait près du quart de son revenu du tourisme avant la pandémie. C'est pour tenter de redresser la barre que la Grèce a fait le pari de rouvrir ses frontières mi-avril aux personnes vaccinées et de lancer sa saison touristique avant ses principaux concurrents européens, comme l'Espagne et la France.En Crète, le principal aéroport Héraklion attend quinze vols vendredi et 24 autres samedi, majoritairement en provenance d'Allemagne. Au total, quelque 150 vols internationaux sont prévus dans les aéroports de Grèce vendredi et samedi. Mais le début de saison souffre d'un premier revers, après la décision du Royaume-Uni de maintenir la quarantaine obligatoire au retour de Grèce. La Grèce espère bientôt apparaître sur la liste "verte" de Londres quand la situation sanitaire serait réévaluée.Or l'île ionienne de Kalymnos, très prisée des Britanniques, reste confinée en raison d'un taux élevé d'infections. Plus de 2.000 cas de contamination sont encore enregistrés quotidiennement en Grèce, la plupart à Athènes, et les hôpitaux demeurent sous tension. "Des données épidémiologiques et de la vaccination dépendra notre saison touristique. Tant qu'il y a une ambiguité sur les règles appliquées à chaque pays (...) les touristes ne réserveront pas leurs vacances", estime Grigoris Tasios, président de la fédération des hôteliers.En Chalcidique, dans le nord de la Grèce, "on n'a pas de réservations et seuls 15 à 20% des hôtels seront ouverts vendredi, les autres rouvriront progressivement d'ici fin juin", ajoute ce propriétaire d'hôtel.Un quart de la population active grecque vit du tourisme. Mais sur l'île de Kos, dans la mer Egée, les professionnels n'attendent que "la moitié des revenus de 2019", rapporte George Segredos, propriétaire d'un beach bar.Avec les restrictions de voyage encore en vigueur en Europe, les hébergeurs grecs ne prévoient pas d'arrivées significatives de touristes avant fin juin ou début juillet.