À BICYCLETTE

Le vélo est presque l'emblème de l'île, sillonnée par un réseau d'une quinzaine de kilomètres de pistes cyclables. Si la côte sud culmine jusqu'à 846 mètres avec le mont Dikeos, le relief est particulièrement plat sur la partie nord. Une aubaine pour les habitants, qui adorent rayonner en couple ou en famille, notamment pour faire leurs courses ou se rendre à la plage. Les touristes, eux, ont l'embarras du choix: la ville de Kos regorge de garages de location, et le prix ne s'élève généralement qu'à quelques euros pour une journée.

Le vélo est partout, et les pistes sont très bien balisées. © SDP

AVEC DES BONNES CHAUSSURES

Cerclée de sentiers de randonnée pédestre permettant de contempler des paysages aussi variés que paisibles, l'île est propice aux longues promenades - quand le soleil n'est pas trop brûlant. Les massifs intérieurs sont parsemés de parcs naturels aux décors verdoyants et aux terres fertiles. Durant la balade, s'invitent presque toujours des senteurs de vignes, de pins ou d'oliviers. Pour ceux qui préfèrent user leurs souliers dans les villages, quelques suggestions: Asfendio pour ses églises (très) anciennes, Antimachia pour son château vénitien, ou encore Palio Pylio, dont les pierres datent de l'époque médiévale. Zia, bourg traditionnel entouré d'arbres fruitiers, est souvent conseillé par les agences de voyage pour son joli coucher de soleil. Mais rien n'empêche d'aller l'admirer depuis des reliefs plus escarpés: la vue sur le Dodécanèse sera tout aussi belle...

L'ancienne forteresse vénitienne d'Antimachia. © SDP

EN VÉHICULE MOTORISÉ

Bien qu'il ne s'agisse pas des moyens de locomotion les plus écologiques qui soient, les quads, les scooters ou les buggys constituent des manières idéales de parcourir Kos au grand air. La location coûte environ 40 euros la journée, avec un plein d'essence à ses propres frais. Certains garages affichent des montants bien plus élevés en se qualifiant de "professionnels", mais le service est généralement similaire. Une carte routière est offerte, histoire d'éviter les détours. C'est néanmoins à travers les sentiers hors-piste que se dévoile l'authenticité de l'île, entre les routes cahoteuses, les ruines antiques ou les chapelles - celle de St-John Thymianos, par exemple. Côté plage, on conseille une pointe jusqu'à Agios Stefanos pour ses eaux cristallines, voire la beaucoup plus discrète Cavo Paradiso.

Autre option "motorisée": le circuit en mode tout-terrain, soit un safari d'une journée en compagnie d'un guide qui emmène ses passagers à travers la végétation et les chemins rocailleux. Petite pause dans un café traditionnel, escapade jusqu'au sommet du mont Dikeos, dégustation de mets typiquement grecs à Zia à l'heure du déjeuner, passage par la célèbre source de Kefalovrissi, ou escale dans le parc aux paons pour se relaxer: le programme est à la fois varié et intense.

Le parc des paons. © SDP

SUR L'EAU

Pour les adeptes des sorties mêlant farniente et exploration, un bateau de croisière emmène les mousses d'un jour à la découverte des archipels voisins, parmi lesquels Kalymnos, Plati et Pserimos. Au programme: flânerie dans les ruelles de petits villages méconnus, plongeon dans les eaux turquoise pour s'adonner aux joies du snorkeling et, bien sûr, détente totale sur le pont du navire. La pause gourmande, elle, est assurée par le délicieux "souvlaki", un mélange de viande grillée, de légumes, de frites et de tzatziki. Envie d'activités aquatiques un peu plus sportives? Dans ce cas, rendez-vous sur les plages de Kamari ou de Marmari, qui proposent notamment du kite-surf, du jet-ski ou du wind-surfing. Pour être tout à fait complet, citons aussi l'Aquatica Water Park, véritable paradis pour les kids.

La petite île de Kastri, dans la baie de Kefalos. © SDP

À FLANC DE VOLCAN

Pour une excursion insolite sur la plus jeune des îles volcaniques de la mer Egée, il faut prendre la direction - en bateau - de Nissiros. Son cratère principal, Stefanos, est l'un des plus grands et des plus beaux de la région. Sa profondeur en fait un bijou naturel impressionnant: il descend jusqu'à 27 mètres et, en s'y aventurant, on observe à la fois ses fumerolles soufrées, ses marmites d'eaux boueuses bouillonnantes et ses fascinantes couleurs de pierre. Un spectacle époustouflant, à compléter par une visite du pittoresque village de pêcheurs de Pali, à l'est de Loutra.

À CHEVAL

Erika's Horse Farm n'est pas seulement un centre thérapeutique pour les enfants en difficulté. C'est aussi une équipe qui, emmenée par la sympathique Erika Mastorou, organise différents types de balades équestres. Le chouchou des clients: celle qui débute au soleil couchant, aux abords du lac de Marmari, pour ensuite gagner les dunes et la plage. A la fois soucieuse du bien-être animal et des cavaliers, cette entreprise familiale s'adresse aussi bien aux débutants qu'aux "experts", grâce à une approche permettant à tout le monde de créer un lien avec le cheval. De retour sur la terre ferme, on profite d'une aire de restauration, d'un rafraîchissement... ou de la petite boutique à souvenirs. Bon à savoir: si l'excursion coûte entre 30 et 40 euros par personne, les responsables viennent chercher et redéposer gratuitement leurs clients à l'hôtel.

www.erikashorsefarm.gr

Le moulin d'Antimachia. © SDP

EN MODE THERMAL

Le décor semble tout droit sorti d'une carte postale. Au pied d'une imposante falaise, une plage de galets et de sable noir offre un contraste fascinant avec les eaux claires qui la bordent. A 12 kilomètres au sud de la ville de Kos, se situe la source thermale d'Empros, plus connue sous le nom de Therma Beach. Réputée depuis l'Antiquité pour ses vertus thérapeutiques, l'eau sulfureuse sort de sa source volcanique au pied de la plage pour couler dans un petit bassin séparé de la mer par d'imposants rochers. Un spa à ciel ouvert qui, isolé du reste de l'île, se révèle un véritable havre de paix... à condition de ne pas s'en approcher durant la haute saison, voire de privilégier l'aube ou le crépuscule.

La ville de Kos, au nord-est de l'île du même nom. © SDP

5 sites à voir

Asclépiéion

Ce sanctuaire, dont la construction remonte au ive siècle avant J.-C., était consacré à Asclépios, dieu de la guérison. Aujourd'hui, on le considère comme le berceau de la médecine moderne. A flanc de colline, des volées d'escalier permettent de déambuler parmi ses ruines millénaires, dans un environnement de cyprès qui offre une magnifique vue sur le Golfe de Kéramos et la côte sud-ouest de l'Anatolie.

L'Agora antique

La ville de Kos fut fondée en 366 avant J.-C., avant d'être enfouie (en grande partie) sous des constructions médiévales. En 1933, un violent tremblement de terre ravagea les alentours, faisant jaillir les souvenirs du passé. Comme en témoignent les ruines, une grande place commerçante se trouvait ici, aux abords d'un port qui facilitait les échanges et la négoce.

L'arbre d'Hippocrate

Le père de la médecine, Hippocrate, est né ici même, à Kos. La légende raconte qu'il avait pour habitude d'enseigner sous un platane, histoire d'accorder un peu d'ombre à ses étudiants. En réalité, l'arbre est bien plus récent que le mythe le prétend - 500 ans tout au plus -, mais il pourrait bien être le descendant de son illustre prédécesseur.

L'arbre d'Hippocrate... selon la légende. © SDP

Le château de Neratzia

Imposant sa splendeur à l'entrée du port, l'édifice est accessible via un vieux pont en pierre. Bâti par les chevaliers de l'Ordre de Saint-Jean de Jérusalem vers le xive siècle, il était chargé de protéger les pèlerins et les voyageurs en route vers la Terre Sainte - les attaques des pirates et des Ottomans étaient alors fréquentes. Aujourd'hui, le château de Neratzia, aussi appelé la forteresse de Kos, offre une jolie vue sur la mer Egée, depuis ses remparts. Sa visite dure environ une heure, et le lieu comprend un petit musée.

Les magnifiques ruines du château de Neratzia. © SDP

Casa Romana

Egalement révélée par la catastrophe de 1933, cette villa patricienne du iiie siècle est organisée autour de trois atriums recouverts de mosaïques bien conservées, de fresques et de sculptures. De grandes croix rouges, encore visibles sur certaines façades, y ont été gravées durant la Seconde Guerre mondiale, dans le but de dissuader les bombardiers britanniques de s'attaquer à un lieu qui était alors utilisé par les Italiens comme un centre de soins. Juste en face de la maison, se trouvent les ruines du temple de Dionysos.

En pratique

Se renseigner

Site officiel de l'Office de tourisme de Grèce: www.visitgreece.gr

Y aller

Corendon propose des vols Bruxelles/Kos à partir de 121 euros A/R. https://fr.corendon.be

Se loger

Albergo Gelsomino. Le plus vieil hôtel de l'île - construit en 1928 - a été restauré l'année dernière pour gagner en élégance et en confort. Parmi ses atouts: une belle terrasse, un restaurant de cuisine grecque créative et bio, ainsi qu'une plage privée face à la mer d'Aegean. www.gelsominohotel.com

Mosquée de Defterdar. © SDP