"La longue période de canicule que notre territoire a connue est maintenant terminée permettant ainsi de renouer avec des conditions climatiques habituelles pour cette saison", indiquent le maire et le préfet dans un communiqué.

"Si la prudence reste de mise s'agissant d'un itinéraire de haute montagne, il n'y a plus lieu de maintenir la recommandation de différer l'ascension du Mont-Blanc par la voie normale", ajoutent-ils.

Le refuge du Goûter sera à nouveau ouvert au public à compter de ce vendredi midi. Ce refuge ultra-moderne de 120 places, l'un des plus hauts d'Europe, est l'étape quasi-obligée de milliers d'alpinistes effectuant l'ascension du Mont-Blanc par la voie normale chaque été.

Il avait été fermé le 18 juillet en raison des risques d'éboulements provoqués par les fortes chaleurs dans le couloir du Goûter, à 3.300 mètres d'altitude.

Les autorités françaises avaient d'abord "fortement déconseillé" d'emprunter cet itinéraire, mais des alpinistes amateurs avaient bravé la recommandation, contraignant les secours à leur venir en aide dans des conditions périlleuses. Pour plus d'efficacité, le refuge avait donc été fermé.

"Depuis quelques jours, on n'observe plus d'éboulements importants dans le couloir du Goûter", a déclaré à l'AFP le maire de Saint-Gervais Jean-Marc Peillex, qui a signé l'arrêté de réouverture du refuge.

"Si les conditions se dégradent à nouveau, on reviendra en arrière", a-t-il cependant prévenu.

"Il y a quand même des chutes de pierre. Seuls des alpinistes confirmés ou accompagnés d'un guide peuvent y aller", a ajouté le maire.

Le couloir du Goûter, aussi surnommé "couloir de la mort", est régulièrement exposé aux chutes de pierres. Mais le phénomène s'accentue en période de canicule, quand la neige et la glace fondent et que plus rien ne retient les rochers.

D'une manière générale, "la montagne est dans un sale état cette année. Il faut beaucoup d'expérience et un esprit d'analyse pour y aller en sécurité", a estimé Jean-Christophe Beche, président de l'office de haute montagne de Chamonix.

"Les glaciers sont secs, très ouverts. On ne cramponne plus dans la neige mais dans la glace. Un guide est vraiment nécessaire", a-t-il ajouté.