En ce mois d'octobre sortira le livre Orient Express, de l'histoire à la légende, par Guillaume Picon. Un ouvrage qui s'inscrit, selon l'auteur, dans une continuité : " Il se situe à l'intersection entre un regain d'intérêt du public pour ce train et de nouvelles connaissances, des thèses, des recherches, qui permettent d'en renouveler les mémoires et l'approche. " Pour cette publication, la SNCF, la...

En ce mois d'octobre sortira le livre Orient Express, de l'histoire à la légende, par Guillaume Picon. Un ouvrage qui s'inscrit, selon l'auteur, dans une continuité : " Il se situe à l'intersection entre un regain d'intérêt du public pour ce train et de nouvelles connaissances, des thèses, des recherches, qui permettent d'en renouveler les mémoires et l'approche. " Pour cette publication, la SNCF, la société propriétaire, a ouvert ses archives et ses ateliers de restauration à l'historien. Il nous offre donc un véritable périple au coeur des cabines qui ont accueilli des passagers comme Joséphine Baker ou Mata Hari et des personnages de fiction tels que James Bond ou le détective belge Hercule Poirot. Il aborde ainsi différents thèmes : l'inauguration en 1883, les paysages traversés, mais aussi l'artisanat d'art avec les décorations raffinées du maître verrier René Lalique et de l'artiste René Prou. " Ça me paraissait intéressant d'être à la fois dans la chronologie mais aussi dans la thématique. On peut feuilleter, regarder les images, lire une rubrique et puis passer à une autre. Ça rend l'ouvrage très accessible. " Après une exposition à succès à l'Institut du monde arabe, à Paris, en 2014, et l'élégante publicité de Chanel où l'on retrouvait Audrey Tautou, en voyageuse amoureuse, sous la caméra de Jean-Pierre Jeunet, le " roi des trains " sera de nouveau mis à l'honneur, mais sur le grand écran, en novembre prochain, avec le film Le Crime de l'Orient-Express, remake du célèbre roman d'Agatha Christie, réalisé par Kenneth Branagh. Une présence médiatique et culturelle que Guillaume Picon explique par la symbolique de l'engin : " Il ne véhicule pas que des vacanciers, mais des représentations, comme le désir de l'Orient, le luxe, le confort. " On retrouve aussi chez ses admirateurs un attrait pour son coté " vintage " et surtout une nostalgie de cet art de vivre de la Belle Epoque. CHARLOTTE MÉDOT