Après avoir un temps cherché une position commune sur fond de pandémie de Covid-19, les principaux pays concernés par la question ont chacun pris des dispositions particulières.

En voici un tour d'horizon:

Stations ouvertes, mais sans remonte-pente en France

Il sera possible de se rendre dans les stations françaises, mais ce sera pour faire des raquettes, de la luge, une randonnée et non du ski alpin puisque les remontées mécaniques seront à l'arrêt, une décision du gouvernement vivement critiquée par les professionnels du secteur.

Les restaurants seront également fermés, leur réouverture en France n'étant pas prévue avant le 20 janvier, au plus tôt.

Quant à ceux qui auraient en tête d'aller dévaler les pentes dans un autre pays pendant les fêtes, le président Emmanuel Macron a mis en garde mardi: "des mesures restrictives et dissuasives" seront prises à leur encontre.

Le Premier ministre Jean Castex a envisagé mercredi matin une période d'isolement de sept jours pour ceux qui rentreraient de vacances au ski à l'étranger, avec des contrôles aléatoires aux frontières de l'Espagne et de la Suisse, si les préfets le décident.

Interrogé sur cette possibilité, un porte-parole du ministère suisse de la Santé a répondu à l'AFP qu'"il n'appartenait pas aux autorités suisses de commenter les décisions des autorités françaises".

A l'issue d'un entretien avec Emmanuel Macron mardi, le Premier ministre belge Alexander de Croo a tenu une ligne semblable à celle de la France, jugeant nécessaire "une solidarité entre pays" européens sur ce dossier et prévenant que des contrôles seraient faits aux frontières pour les Belges qui iraient en vacances à l'étranger.

Pas de ski en Allemagne

L'Allemagne, qui assure jusqu'à la fin de l'année la présidence du Conseil européen, a cherché à obtenir l'interdiction des séjours de ski jusqu'en janvier, sans parvenir à convaincre tous ses voisins européens.

Mais la Bavière, elle, a tranché et n'ouvrira pas ses domaines skiables pour la fin d'année.

"Le problème, ce n'est évidemment pas de descendre une piste" mais "tout ce qui va autour, dans les remontées, dans les soirées après le ski", a souligné le dirigeant bavarois Markus Söder.

Il envisage des contrôles routiers renforcés aux frontières à Noël pour ceux qui auraient envie de skier sur les pentes voisines de l'Autriche, car "ce n'est pas très compliqué de reconnaître qui revient du ski".

La fermeture des stations allemandes est "catastrophique" d'un point de vue économique, a déploré Matthias Stauch, président de la fédération allemande des remontées mécaniques.

Autriche et Suisse font de la résistance

L'Autriche, première destination de ski d'Europe et l'une des plus dépendantes du tourisme hivernal, prévoit d'autoriser à nouveau les sports individuels de plein air, dont le ski, à compter du 24 décembre.

Les infrastructures touristiques, notamment les hôtels, resteront en revanche fermées jusqu'au 7 janvier, a annoncé mercredi son chancelier Sebastian Kurz.

Certains domaines ont déjà ouvert en Suisse et le pays, qui ne fait pas partie de l'Union européenne, entend combiner protocoles sanitaires et impératifs économiques pour ouvrir ses stations durant les fêtes.

En Bulgarie, la station de Bansko, Mecque européenne du ski "low cost", prévoit également d'ouvrir alors que le pays affronte une flambée de l'épidémie et une saturation des services hospitaliers.

Bansko, Bulgarie, Getty Images
Bansko, Bulgarie © Getty Images

Italie attentiste

Le chef du gouvernement italien Giuseppe Conte a un temps évoqué l'idée d'une coordination avec la France et l'Allemagne en vue d'un "protocole européen commun" sur la saison de ski, sans parvenir à la faire aboutir.

Un décret du gouvernement sur les règles anti-Covid pour les fêtes est attendu incessamment et, selon des informations de presse, il devrait entériner la fermeture des pistes de ski et des remontées mécaniques.

Le ministre italien de la Santé Roberto Speranza a estimé jeudi devant le Sénat qu'il fallait "éviter des déplacements potentiels dans les lieux touristiques liés au ski".

Les stations de ski catalanes ouvertes

Les stations deskide Catalogne (nord-est), région espagnole frontalière de la France, ont annoncé qu'elles ouvriraient ce lundi.

Les stations de ski de Catalogne (nord-est), région espagnole frontalière de la France, ont annoncé vendredi qu'elles ouvriraient lundi alors que plusieurs pays européens, dont la France, ont décidé de reporter leur ouverture en raison de la pandémie.

"En accord avec le gouvernement régional (...), les stations de ski catalanes, ont décidé de débuter la saison de ski lundi 14 décembre", a indiqué l'association de stations ACEM dans un communiqué.

"Nous allons ouvrir progressivement en limitant la vente des forfaits afin d'éviter la surpopulation", a ajouté l'association qui représente notamment la station de Baqueira-Beret.

En théorie, seuls les habitants de cette région pourront aller y faire du ski car elle est partiellement bouclée. Entrer ou sortir de Catalogne n'est en effet autorisé que pour des impératifs précis, mais les contrôles sont sporadiques.

En Espagne, pays très décentralisé, le gouvernement a laissé les régions décider d'ouvrir ou non les stations mais dans les faits, elles sont presque toute fermées en raison du manque de clients à cause des restrictions sanitaires.

Andorre, principauté montagneuse situé entre la France et l'Espagne et très dépendante des sports d'hiver, maintiendra elle aussi les stations deskifermées à Noël.

Après avoir un temps cherché une position commune sur fond de pandémie de Covid-19, les principaux pays concernés par la question ont chacun pris des dispositions particulières.En voici un tour d'horizon:Il sera possible de se rendre dans les stations françaises, mais ce sera pour faire des raquettes, de la luge, une randonnée et non du ski alpin puisque les remontées mécaniques seront à l'arrêt, une décision du gouvernement vivement critiquée par les professionnels du secteur.Les restaurants seront également fermés, leur réouverture en France n'étant pas prévue avant le 20 janvier, au plus tôt.Quant à ceux qui auraient en tête d'aller dévaler les pentes dans un autre pays pendant les fêtes, le président Emmanuel Macron a mis en garde mardi: "des mesures restrictives et dissuasives" seront prises à leur encontre.Le Premier ministre Jean Castex a envisagé mercredi matin une période d'isolement de sept jours pour ceux qui rentreraient de vacances au ski à l'étranger, avec des contrôles aléatoires aux frontières de l'Espagne et de la Suisse, si les préfets le décident.Interrogé sur cette possibilité, un porte-parole du ministère suisse de la Santé a répondu à l'AFP qu'"il n'appartenait pas aux autorités suisses de commenter les décisions des autorités françaises".A l'issue d'un entretien avec Emmanuel Macron mardi, le Premier ministre belge Alexander de Croo a tenu une ligne semblable à celle de la France, jugeant nécessaire "une solidarité entre pays" européens sur ce dossier et prévenant que des contrôles seraient faits aux frontières pour les Belges qui iraient en vacances à l'étranger.L'Allemagne, qui assure jusqu'à la fin de l'année la présidence du Conseil européen, a cherché à obtenir l'interdiction des séjours de ski jusqu'en janvier, sans parvenir à convaincre tous ses voisins européens.Mais la Bavière, elle, a tranché et n'ouvrira pas ses domaines skiables pour la fin d'année."Le problème, ce n'est évidemment pas de descendre une piste" mais "tout ce qui va autour, dans les remontées, dans les soirées après le ski", a souligné le dirigeant bavarois Markus Söder.Il envisage des contrôles routiers renforcés aux frontières à Noël pour ceux qui auraient envie de skier sur les pentes voisines de l'Autriche, car "ce n'est pas très compliqué de reconnaître qui revient du ski".La fermeture des stations allemandes est "catastrophique" d'un point de vue économique, a déploré Matthias Stauch, président de la fédération allemande des remontées mécaniques.L'Autriche, première destination de ski d'Europe et l'une des plus dépendantes du tourisme hivernal, prévoit d'autoriser à nouveau les sports individuels de plein air, dont le ski, à compter du 24 décembre. Les infrastructures touristiques, notamment les hôtels, resteront en revanche fermées jusqu'au 7 janvier, a annoncé mercredi son chancelier Sebastian Kurz.Certains domaines ont déjà ouvert en Suisse et le pays, qui ne fait pas partie de l'Union européenne, entend combiner protocoles sanitaires et impératifs économiques pour ouvrir ses stations durant les fêtes.En Bulgarie, la station de Bansko, Mecque européenne du ski "low cost", prévoit également d'ouvrir alors que le pays affronte une flambée de l'épidémie et une saturation des services hospitaliers.Le chef du gouvernement italien Giuseppe Conte a un temps évoqué l'idée d'une coordination avec la France et l'Allemagne en vue d'un "protocole européen commun" sur la saison de ski, sans parvenir à la faire aboutir.Un décret du gouvernement sur les règles anti-Covid pour les fêtes est attendu incessamment et, selon des informations de presse, il devrait entériner la fermeture des pistes de ski et des remontées mécaniques.Le ministre italien de la Santé Roberto Speranza a estimé jeudi devant le Sénat qu'il fallait "éviter des déplacements potentiels dans les lieux touristiques liés au ski".Les stations deskide Catalogne (nord-est), région espagnole frontalière de la France, ont annoncé qu'elles ouvriraient ce lundi.Les stations de ski de Catalogne (nord-est), région espagnole frontalière de la France, ont annoncé vendredi qu'elles ouvriraient lundi alors que plusieurs pays européens, dont la France, ont décidé de reporter leur ouverture en raison de la pandémie."En accord avec le gouvernement régional (...), les stations de ski catalanes, ont décidé de débuter la saison de ski lundi 14 décembre", a indiqué l'association de stations ACEM dans un communiqué."Nous allons ouvrir progressivement en limitant la vente des forfaits afin d'éviter la surpopulation", a ajouté l'association qui représente notamment la station de Baqueira-Beret. En théorie, seuls les habitants de cette région pourront aller y faire du ski car elle est partiellement bouclée. Entrer ou sortir de Catalogne n'est en effet autorisé que pour des impératifs précis, mais les contrôles sont sporadiques.En Espagne, pays très décentralisé, le gouvernement a laissé les régions décider d'ouvrir ou non les stations mais dans les faits, elles sont presque toute fermées en raison du manque de clients à cause des restrictions sanitaires. Andorre, principauté montagneuse situé entre la France et l'Espagne et très dépendante des sports d'hiver, maintiendra elle aussi les stations deskifermées à Noël.