Peut-on échapper à la tyrannie des saisons? Oui, parfois. Ainsi des morilles séchées qui possèdent deux avantages de taille: l’absence de toxicité et l’économie d’un fastidieux travail de nettoyage. Autre raison pour faire quitter les rails du printemps à ce champignon ascomycète: sa totale pertinence dans un plat qui marie poulet et vin jaune.
Poulet aux morilles et vin jaune
Pour 4 personnes
1 poulet de qualité (type Coq des Prés)
40 g de morilles séchées
5 échalotes
3 gousses d’ail entières
1 c à s de farine
30 cl de vin jaune du Jura
20 cl de bouillon de volaille
1 bouquet garni
30 cl de crème liquide
50 g de beurre
huile
sel, poivre
1. Demander au boucher de couper le poulet en huit morceaux.
2. Mettre les morilles à tremper dans un saladier d’eau chaude pendant 10 min. Verser l’eau au bout de 5 min. Laisser tremper dans une nouvelle eau chaude pendant 5 min.
3. Eplucher et émincer les échalotes. Eplucher l’ail.
4. Dans une cocotte, faire revenir le poulet dans un mélange de beurre et d’huile d’olive. Une fois la peau joliment dorée, ajouter les échalotes , les morilles coupées en lamelles et l’ail. Mélanger à la cuillère. Après quelques minutes, sortir le poulet et en enlever la peau au maximum (sur les ailes, faire ce qui est possible).
5. Remettre le poulet dans la cocotte. Ajouter la farine, le vin jaune et le bouillon de volaille. Ajouter ensuite l’ail, le bouquet garni et cuire à petit bouillon pendant 45 min (sans le couvercle).
6. Au bout de ces 45 min, ajouter la crème liquide et cuire à nouveau 15 min (ou un peu plus, si vous souhaitez que la peau se détache complètement des os). Goûter, saler et poivrer selon le goût.
Astuce. Il en reste? Réchauffez et dégustez le lendemain avec des tagliatelles fraîches.



