Bonne nouvelle, au Pesage, la carte fait place à une polyphonie dont la restitution flirte avec la haute fidélité. Le principe est celui d'une nourriture à partager misant sur les cuissons basse température et un passage sur la braise, un ...

Bonne nouvelle, au Pesage, la carte fait place à une polyphonie dont la restitution flirte avec la haute fidélité. Le principe est celui d'une nourriture à partager misant sur les cuissons basse température et un passage sur la braise, un gril au charbon de bois aux contours ibériques, au moment d'envoyer. Au bout de la commande, c'est une table généreuse qui surgit, envahie par les assiettes et les accompagnements. Puisque le lieu était celui où l'on pesait autrefois les jockeys avant la course, on en retient arbitrairement trois. Dans l'ordre : le coquelet jaune mariné au paprika (15 euros) dont la chair est infusée au romarin ; l'épatant poulpe (19 euros) cuit à la perfection et accompagné de pimentos de la Vera ; les délicieuses rillettes de sardines servies avec une sorte de " pa amb tomàquet ", le pain catalan frotté à l'ail et à la tomate. On notera aussi la jolie sélection de vins qui ne cède pas au conformisme habituel - remarquable riesling allemand (33 euros) venu du domaine Seehof. Et le décor ? Il est flamboyant, activiste et provocateur... mais on vous en laisse la surprise.