Le décor est perché. On pense à Hodler et ses toiles qui déroulent la métaphysique des Alpes. La salle convoque l'esprit des pics enneigés. Rondins de bois, poêle rassurant, carrelage d'époque, mobilier bistrot ainsi que collection de coucou...

Le décor est perché. On pense à Hodler et ses toiles qui déroulent la métaphysique des Alpes. La salle convoque l'esprit des pics enneigés. Rondins de bois, poêle rassurant, carrelage d'époque, mobilier bistrot ainsi que collection de coucous suisses lavent l'oeil de la pollution des villes. Idem pour la terrasse, joliment exposée, que l'on n'aborde pas sans écran total. Réjouissant est le fait que la cuisine ne s'arrête pas en si bon chemin, elle poursuit l'ascension sous formes de petites assiettes escarpées. Croquettes de crevettes grises, avec le persil frit, en provenance de Noordzee (8 euros la pièce), burrata bien crémeuse rafraîchie de jeunes pousses (10 euros), petite portion de raclette rafraîchie de pickels de légumes (8,50 euros)... Trop bon ! Il y a aussi la feta rôtie présentée avec un chutney de betteraves (8 euros) ou, mieux encore, le chou-fleur rehaussé avec une sauce thaïe au piment rouge (6 euros). Sans oublier la sélection de vins nature (René Mosse, Ottomani, Jo Landron...), ainsi que les cafés préparés sur une machine La Marzocco. C'est sûr : on tient là notre premier de cordée.