Le duo ne ménage pas sa peine, entre produits ultrafrais (à l'image des vongole livrés tous les deux jours), spécialités importées directement d'Italie et prévenance totale. Avis aux flambeurs, on ne se trouve pas ici du côté d'une adres...

Le duo ne ménage pas sa peine, entre produits ultrafrais (à l'image des vongole livrés tous les deux jours), spécialités importées directement d'Italie et prévenance totale. Avis aux flambeurs, on ne se trouve pas ici du côté d'une adresse à paillettes où l'on râpe la truffe aussi facilement que le parmesan. A l'image d'un cadre qui fait de son mieux, entre une Vespa rouge à l'entrée, le mur peint qui imite la rugosité du bois brûlé et une ambiance générale gagnée aux tonalités sombres, la cuisine mise sur une sincérité à laquelle on a bien du mal à résister. On s'y rendra idéalement à deux, plutôt le soir pour oublier la proximité avec le vilain axe routier qui balafre la vue extérieure. Dénichées sur le tableau noir des suggestions, les orecchiette au brocoli et à la salsiccia (18 euros) témoignent d'un chef en phase avec l'art de la pasta - comme dans les bandes dessinées, une mamma doit sûrement hanter son épaule. La composition ravit en ce que les notes de fenouil de la saucisse épousent joliment l'amertume du crucifère. Le tout réveille en nous l'amour des choses simples.