Genre : faux asiatique moderne

Michel Verlinden
© Michel Verlinden

Pas de meilleur exemple que ce récent Yi Chan - "l'héritage" en mandarin -, véritable miracle apparu dans le petit Chinatown bruxellois où les menus s'écrivent habituellement en lettres surgelées.

Ici, un chef s'occupe spécifiquement des dim sum, frais à périr et imparables en version porc, crevettes et même foie gras (de 5 à 10 euros).

S'avançant sous la bannière "asiatique moderne", Yi Chan pioche dans différents répertoires. La preuve avec la soupe Pho (17 euros) qui est la meilleure que l'on ait goûtée à ce jour. Se tenant loin de l'eau de vaisselle souvent servie, le potage viet' s'offre une promenade du côté de l'umami. Le bouillon proposé séparément est à verser sur la viande, de fines lamelles maturées de boeuf Wagyu.

Comme un bonheur ne vient jamais seul, le lieu s'est fait une spécialité de cocktails - à l'image d'un mojito shiso (10 euros) d'anthologie - et le patron est un as de la pâtisserie qui revisite le mango sticky rice comme personne. Dommage qu'une télé trouble ce moment de plénitude.

Yi Chan, 13, rue Jules Van Praet, à 1000 Bruxelles. Tél. : 02 502 87 66.

Pas de meilleur exemple que ce récent Yi Chan - "l'héritage" en mandarin -, véritable miracle apparu dans le petit Chinatown bruxellois où les menus s'écrivent habituellement en lettres surgelées. Ici, un chef s'occupe spécifiquement des dim sum, frais à périr et imparables en version porc, crevettes et même foie gras (de 5 à 10 euros). S'avançant sous la bannière "asiatique moderne", Yi Chan pioche dans différents répertoires. La preuve avec la soupe Pho (17 euros) qui est la meilleure que l'on ait goûtée à ce jour. Se tenant loin de l'eau de vaisselle souvent servie, le potage viet' s'offre une promenade du côté de l'umami. Le bouillon proposé séparément est à verser sur la viande, de fines lamelles maturées de boeuf Wagyu. Comme un bonheur ne vient jamais seul, le lieu s'est fait une spécialité de cocktails - à l'image d'un mojito shiso (10 euros) d'anthologie - et le patron est un as de la pâtisserie qui revisite le mango sticky rice comme personne. Dommage qu'une télé trouble ce moment de plénitude.