On pensait ne plus jamais avoir de nouvelles de Sylviane Meneghello et Yannick Jassin. Une épine dans nos coeurs. Les sachant reconvertis dans d'autres carrières, on pleurait de ne plus s'installer devant une table pilotée - l'une aux fourneaux, l'autre au vin - par ce du...

On pensait ne plus jamais avoir de nouvelles de Sylviane Meneghello et Yannick Jassin. Une épine dans nos coeurs. Les sachant reconvertis dans d'autres carrières, on pleurait de ne plus s'installer devant une table pilotée - l'une aux fourneaux, l'autre au vin - par ce duo de " machinistes " carolos. Inouï : le tandem est de retour, signant une adresse improbable dans une rue prometteuse de Charleroi. Le principe est celui d'un bar à vin imparable - 11 euros le droit de bouchon, ce qui nous fait le Morgon de Marcel Lapierre à 37,10 euros, qui dit mieux ? - joliment carrossé et emballé dans le service prévenant d'une ancienne vestale du Prieuré Saint-Géry. C'est canaille, juteux et surtout, ça part dans tous les sens à la faveur de propositions décalées envoyées depuis une cuisine d'appoint. On retient une " mortelerie " d'artichaut breton farci à la feta, aux crevettes grises, aux poireaux et aux radis (16 euros), mais également la ventrèche de thon mémorable (24 euros), ainsi que le plateau de charcuteries (dont le prix s'est perdu dans la nuit). La déco est bien tapée et tout en longueur. Le conseil ? Réserver la table haute dans le cellier. Cela dit, on a l'air de bien s'amuser aussi, avec l'assiette sur les genoux, dans le coin abritant un vieux canapé défoncé.