QUI ?

Artiste né en France en 1962 et ayant pris la nationalité israélienne depuis, Daniel Enkaoua revendique clairement son appartenance à la tradition picturale. Son parcours est celui d'un homme se destinant à la religion qui, en chemin vers quelque chose de plus grand que soi, a bifurqué vers l'art. C'est en Israël qu'il se forme, à l'Avni Institute of Ar...

Artiste né en France en 1962 et ayant pris la nationalité israélienne depuis, Daniel Enkaoua revendique clairement son appartenance à la tradition picturale. Son parcours est celui d'un homme se destinant à la religion qui, en chemin vers quelque chose de plus grand que soi, a bifurqué vers l'art. C'est en Israël qu'il se forme, à l'Avni Institute of Art de Tel-Aviv. Son oeuvre a l'intime pour horizon. Elle magnifie la vie à travers des portraits et des natures mortes qui subjuguent tous ceux qui ne souffrent pas de ce fameux " rétrécissement de l'émerveillement " propre à l'Occident. Avertissement au visiteur : si Renoir évoque pour vous la mièvrerie, alors passez votre chemin, vous ne saisirez pas la bouleversante tension des toiles de l'intéressé dont la technique " tachiste " accroche l'oeil pour ne plus le lâcher. Avec A fleur de peau, la galerie Esther Verhaeghe-Art Concepts, à Bruxelles, présente une période récente et très précise de l'oeuvre d'Enkaoua : les trois dernières années. Aure en bleu, Aure en rouge, Liel protégé par une capuche verte ou Natan, debout le torse maigre et nu... Ce sont ses enfants et sa compagne qui sont au coeur de la pratique du peintre. Quelques natures mortes complètent la proposition. Pour le tendre impressionnisme de la touche de l'artiste. Egalement pour sa palette chromatique, assez restreinte mais extrêmement subtile, comme en témoignent ses fonds gris, qui saisissent le spectateur. Enfin, pour la délicatesse d'un regard qui semble comprendre qu'il n'y a rien de plus précieux que cet " ici et maintenant " déjà envolé à peine écrit, à peine peint.