Elle pensait rester un mois en Belgique, le temps de donner un coup de main comme volontaire dans la crise des réfugiés. Cela fait plus de trois ans que la Portugaise de 24 ans déploie une énergie sans fin pour aider ses prochains...

Elle pensait rester un mois en Belgique, le temps de donner un coup de main comme volontaire dans la crise des réfugiés. Cela fait plus de trois ans que la Portugaise de 24 ans déploie une énergie sans fin pour aider ses prochains, et tout particulièrement les migrants du parc Maximilien. Quatre soirs par semaine environ, elle et d'autres bénévoles agissent comme traits d'union entre ces voyageurs en quête d'une vie meilleure et ces 7 000 familles prêtes à les accueillir chez elles. Un acte de résistance humanitaire entamé dans l'urgence, à la fin de l'été 2017, et qui se professionnalise progressivement. " Nous venons d'ouvrir un hébergement collectif dédié uniquement aux femmes ", se réjouit celle qui est désormais l'une des huit chevilles ouvrières de la Plate-forme citoyenne. Au fil des mois, la motivation ne faiblit pas, que du contraire. Tous les jours, ce sont de nouveaux membres qui rejoignent ce mouvement de solidarité : " En théorie, ce n'est pas à nous, mais à l'Etat de mettre en place des solutions d'accueil. Mais en attendant, toute aide, aussi petite soit-elle, permet déjà de faire la différence. "