Loi du moindre effort. Ce truc va encore le poursuivre un moment, et d'aucuns diront qu'il ne l'a pas volé : en pestant sur " les fainéants, les cyniques et les extrêmes " opposés à sa refonte du Code du travail, Emmanuel Macron a parachevé sa spectacul...

Loi du moindre effort. Ce truc va encore le poursuivre un moment, et d'aucuns diront qu'il ne l'a pas volé : en pestant sur " les fainéants, les cyniques et les extrêmes " opposés à sa refonte du Code du travail, Emmanuel Macron a parachevé sa spectaculaire chute de popularité. Passe encore qu'on le taxe de cynisme ou d'extrémisme, mais le Français moyen a horreur qu'on le traite de clampin. Sans juger du bien-fondé de la réforme, on reconnaîtra que le terme est plutôt mal choisi, et pas seulement à cause de son évident potentiel vexatoire. Tout jupitérien qu'il est, le président aurait pu se rappeler cette étude du Journal of Health Psychology, parue il y a tout juste un an, qui établissait la fainéantise comme un marqueur d'intelligence - et à vrai dire, on s'en doutait, si nos valeureux ancêtres n'avaient pas recherché des solutions pour se faciliter la vie, on vivrait toujours dans l'inconfort humide de cavernes sans chauffage par le sol ni wi-fi. De plus, Emmanuel Macron devrait comprendre que la paresse est au coeur de son projet de faire de la France " la nation des start-up " et peut-être même encourager l'indolence ; après tout, si tout le monde trouvait la force de décoller de son canapé, plus personne ne commanderait par Deliveroo. M.N.