Eva Jacobs et Francesco Genduso sont tous deux investis dans les savons Indigène, une entreprise qui propose des cosmétiques, respectueux de l'environnement et fabriqués à la main - savons durs, saponifiés à froid pour garder les propriétés des composants, huile à barbe, masque, shampoing en barre...
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Eva Jacobs et Francesco Genduso sont tous deux investis dans les savons Indigène, une entreprise qui propose des cosmétiques, respectueux de l'environnement et fabriqués à la main - savons durs, saponifiés à froid pour garder les propriétés des composants, huile à barbe, masque, shampoing en barre...Elle. " Nous nous intéressions déjà à l'aspect bio pour notre assiette. Petit à petit, nous avons aussi regardé du côté des crèmes que nous utilisions. Indigène est né de cette curiosité, plus que du désir de fonder une marque. Pendant trois ans, on a fabriqué des savons par plaisir, pour nous, dans la cuisine de notre 40 m2, avant d'imaginer quelque chose qui puisse être vendu. Chaque savonnier a sa recette fétiche et au moment de nous lancer, nous avions déjà trouvé la formule qui pour nous était parfaite : un mélange de coco, karité, cacao, olive, ricin et colza et de soude. Nous ne voulions pas de sulfates, de conservateurs, de silicone, nous avons regardé ce qui restait et c'était ce que nous utilisions déjà dans nos préparations personnelles. Finalement, nous employons des huiles végétales et essentielles issues de l'agriculture bio, de l'argile, des poudres de plantes... Mais nous n'avons pas de label bio. Cela coûte très cher et pour le moment nous n'en avons pas besoin, les gens nous font confiance. Nous avons une quarantaine de points de vente en Belgique dont la moitié à Bruxelles et les magasins viennent d'eux-mêmes vers nous. C'est confortable, mais nos locaux se font un peu petits. Il y a trois nouvelles références qui vont sortir et je ne sais pas encore où je vais les mettre. Nous pensons doucement à prendre un atelier. Nous avons lancé le projet comme ça, pour ne pas avoir de regret mais nous ne nous sommes jamais dit qu'il fallait investir toute l'Europe d'ici une dizaine d'années. " Lui. " L'idée est née pendant un voyage au Cambodge. Au départ, ça venait un peu plus de moi. Eva était emballée mais avait des réticences à devenir indépendante. On veut que ce projet reste à taille humaine, artisanal, tout en pouvant en vivre décemment. Je travaille à 80 % du temps à l'hôpital, dans l'officine de la pharmacie. Et chez Indigène, je m'occupe de ce qui est autorisations, certificats : il faut avoir un dossier pour chaque produit approuvé par un pharmacien, il y a beaucoup d'obligations réglementaires. J'aide aussi Eva pour la logistique, l'emballage et lorsqu'elle fabrique le shampoing solide. A la maison, on essaie d'être justes aussi dans la répartition des corvées. Je suis peut-être un peu plus passif dans le sens où je n'amène pas forcément les idées novatrices mais j'embraye directement car elles me semblent logiques. "