Il a longtemps joué les types qu'on croise et qu'on ne regarde pas. Un employé des postes, un père jésuite, un pharmacien, un flic, souvent un flic d'ailleurs. La paupière lourde et l'oeil perçant, le physique dépressif, on appelle ça la tête de l'emploi. Il a dû attendre la quarantaine pour se faire un nom et un visage. Aujourd'hui, François Berléand, 65 ans, signe des autographes et tient le haut de l'affiche. Une revanche pour celui qui, enfant, se pensait invisible et croyait fermement que les miroirs ne lui renvoyaient pas son image mais celle d'un inconnu.
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