La carte de visite est formelle : ce Jardin d'en bas est avant tout " une histoire de famille ". Cette évidence saute aux yeux dès que l'on pousse la porte. Quelques tables, des enfants qui dessinent sagement, une cuisine que l'on dirait en libre accès... On se sent d'emblée comme à la ...

La carte de visite est formelle : ce Jardin d'en bas est avant tout " une histoire de famille ". Cette évidence saute aux yeux dès que l'on pousse la porte. Quelques tables, des enfants qui dessinent sagement, une cuisine que l'on dirait en libre accès... On se sent d'emblée comme à la maison. La décoration rustique, entre nappes en lin et chapelet de gousses d'ail accroché au mur, renforce ce sentiment d'appartenance. Olivier Hiquet, maître des lieux, vous reçoit avec justesse : ni esclave, ni tyran. Pour patienter, il glisse sur la table une grande assiette blanche avec du pain, une verrine de soupe de pois printanière et un tronçon de banane entouré de lard. C'est simple et c'est bon. En plat, il fait preuve de souplesse lorsqu'on lui demande d'aboucher une entrée - des asperges à la flamande (14 euros) - à un plat - une côtelette sauce béarnaise (15 euros). On aime la clémence de sa calculette qui tarife la composition hybride à 23 euros. Verdict ? Les asperges sont imparables, parfaitement cuites et bien beurrées. Agréable également, le petit gratin dauphinois qui ponctue le tout avec des carottes tournées, du chou-fleur et un chicon braisé. Un petit bémol pour la côte de porc un peu sèche à notre goût... mais heureusement compensée par une béarnaise aux contours maternels. Délicieuse terrasse quand le temps s'y prête.