" La religion et l'humour sont incompatibles, c'est vrai aussi avec la religion féministe ", commente, sûr de lui, un monsieur, sous un dessin de presse particulièrement à côté de la plaque - et donc sous lequel le débat faisait rage - sur les violences faites aux femmes. Une caricature pas amusante du tout, parce que " rire de " et " rire avec " ça n'est pas vraiment la même chose, il me semblait d'ailleurs qu'on apprenait ça...

" La religion et l'humour sont incompatibles, c'est vrai aussi avec la religion féministe ", commente, sûr de lui, un monsieur, sous un dessin de presse particulièrement à côté de la plaque - et donc sous lequel le débat faisait rage - sur les violences faites aux femmes. Une caricature pas amusante du tout, parce que " rire de " et " rire avec " ça n'est pas vraiment la même chose, il me semblait d'ailleurs qu'on apprenait ça en maternelle, entre le picotage et le cri du cochon. Faut croire que certains ont loupé des leçons. Comme celle qui explique ce qu'est une religion. D'après le Larousse, c'est " un ensemble déterminé de croyances et de dogmes définissant le rapport de l'homme avec le sacré ". A ne pas confondre, dès lors, avec le féminisme, qui, d'après le même dictionnaire, est un " mouvement militant pour l'amélioration et l'extension du rôle et des droits des femmes dans la société ". Rien à voir donc, même si ma dévotion à l'égard de Simone de Beauvoir touche au sacré. Mais prendre des vessies pour des lanternes, quel plaisir. " Pertinent parallélisme ! analyse un autre. Comme dans toute religion, le féminisme a ses fidèles qui prêchent la bonne parole, mais aussi, malheureusement, ses fanatiques qui desservent parfois la cause. " J'adore quand les hommes expliquent le féminisme aux femmes et ce qu'elles doivent faire pour être des militantes acceptables. En l'occurrence, ici, ne pas exprimer leur désaccord sur un cartoon qui minimise et ridiculise le sujet - ô combien délicat - des violences conjugales. Râler, c'est donc desservir la cause. Alors pourquoi, je ne sais pas très bien. Et en quoi ne pas se plaindre va aider ladite cause, je n'en ai aucune idée. Mais il se fait que les violences conjugales, c'est la première cause de mortalité chez les Européennes entre 19 et 44 ans. Oui, oui, devant le cancer, les accidents de la route et tout et tout. C'est drôle, non ? Chez nous, ça tue plus que le terrorisme. Quand on aura un " plan canal " sur le sujet, alors peut-être que la " religion féministe " s'autorisera à rigoler. En attendant, on compte nos mortes. On peut ça, ou ça dessert la cause aussi ?