" Féministes de merde qui veulent toujours avoir raison... Egalité des sexes ? Ok... Poing dans la gueule aussi ! " Il s'appelle Laurent, travaille dans la BD. Ça fait des années qu'on est amis sur Facebook. Enfin, qu'on était, je viens de le virer. Le monsieur est énervé, je ne sais pas ce qui s'est passé. Et sincèrement, peu me chaut. Sous le même statut, il continue et paraphrase : " Les bonnes femmes, toujours à essayer d'av...

" Féministes de merde qui veulent toujours avoir raison... Egalité des sexes ? Ok... Poing dans la gueule aussi ! " Il s'appelle Laurent, travaille dans la BD. Ça fait des années qu'on est amis sur Facebook. Enfin, qu'on était, je viens de le virer. Le monsieur est énervé, je ne sais pas ce qui s'est passé. Et sincèrement, peu me chaut. Sous le même statut, il continue et paraphrase : " Les bonnes femmes, toujours à essayer d'avoir le dernier mot... Les baffes dans la tronche, ça existe encore hein ! " On like ses commentaires. Certains appellent timidement à la modération. Je suis estomaquée. C'est un appel à la violence et ça passe plus ou moins crème. Faut dire que le pauvre Lolo est célibataire et qu'il a la rage contre les filles, tente d'expliquer un de ses amis. Mais je me fous comme de mon premier O.B. Mini (reçu en renvoyant le bordereau qu'on trouvait dans le Jeune et Jolie) de la situation dans laquelle se trouve ce type. Qu'est-ce qui ne va pas dans la tête des gens pour trouver ça " un peu exagéré " ? Imaginez un quart de seconde qu'il écrive la même chose sur les juifs, les arabes, les handicapés. " Juifs de merde qui veulent toujours avoir raison. Egalité des religions ? Ok... Poing dans la gueule aussi ! " Combien auraient liké ce statut ? C'eut été fort gênant. " Les handicapés, toujours à essayer d'avoir le dernier mot... Les baffes dans la tronche, ça existe encore hein ! " Ça la foutrait mal, avouez. Mais les femmes, et particulièrement les féministes, ne méritent-elles pas ces viriles saillies, au fond ? Il est des discriminations que la société, dans son ensemble, condamne et d'autres dont on se demande quasi systématiquement si les cibles ne l'ont pas un peu cherché. Prenez un titre tel que " Elle " énervait " son compagnon : il la tue et la met à la poubelle. " ( Le Parisien, 31 juillet 2017). Y'a rien qui vous chiffonne ? L'accroche fait sienne la justification du meurtrier. Tran-qui-lle-ment. La haine des femmes tue. Massivement. Et tant que vous trouverez ça rigolo ou que vous ferez semblant de ne pas voir les statuts de Laurent, je suis désolée de vous apprendre que vous faites partie du problème.