"Durant le premier confinement, on s'est aperçu que plusieurs jeunes entreprises mettaient le pied à l'étrier pour aider d'une manière ou d'une autre, et ça nous a inspirés", raconte Laurent Pantusa, fondateur de Hello Tyro, plate-forme de recrutement de stagiaires en start-up. Dès lors, l'homme mobilise ses troupes et se demande ce qui peut être développé rapidement. "On a commencé à imaginer ce qui...

"Durant le premier confinement, on s'est aperçu que plusieurs jeunes entreprises mettaient le pied à l'étrier pour aider d'une manière ou d'une autre, et ça nous a inspirés", raconte Laurent Pantusa, fondateur de Hello Tyro, plate-forme de recrutement de stagiaires en start-up. Dès lors, l'homme mobilise ses troupes et se demande ce qui peut être développé rapidement. "On a commencé à imaginer ce qui allait devenir 8 PM, explique-t-il. On s'est dit: "Il y a d'un côté les restaurants fermés, et d'un autre, le corps hospitalier, soumis à une pression de dingue." Alors on a eu l'idée d'aider les deux en même temps." Et ça ne traîne pas: l'équipe crée une appli mobile, et orchestre la logistique, les commandes, les préparations, les livraisons - "de l'optimisation dans le temps et l'espace", résume l'initiateur de cette belle idée. Entre les premières interrogations et la mise en ligne de la plate-forme, il ne s'écoulera qu'une semaine! Le concept final consiste à offrir au personnel soignant un repas de qualité, préalablement préparé par un resto bruxellois - des plats d'ordinaire proposés à 15 euros, ramenés au prix de 10 -, le tout payé par de généreux anonymes et agrémentés de mots d'encouragement. "Certains établissements ont rouvert leur cuisine juste pour nous, la réponse était incroyable. Se remettre au boulot, se rendre utile, faire entrer un peu d'argent en caisse, certains n'attendaient que ça", se remémore Laurent. A tel point que, victime de son succès, il doit mettre certains restaurateurs sur liste d'attente. Côté hôpitaux, où furent distribués quelque 1 300 repas, l'initiative fait forcément mouche aussi. "Les citoyens applaudissaient à leur balcon à 20 heures, et le personnel hospitalier le voyait peut-être de chez eux, peut-être au JT, mais ils bossaient tout le temps, c'était une catastrophe. On a vraiment voulu leur offrir un moment de répit, de façon plus concrète. On a reçu des messages de gens disant qu'ils étaient en larmes en recevant ces repas", confie Laurent.