Les accointances entre mode et fooding sont aujourd'hui connues. Si on ne compte plus les collections croisées entre créateurs et artisans du goût - on se souvient, l'été dernier, des macarons Ladurée cosignés Olympia-Le Tan ou de la médiatique collab' entre Pierre Marcolini et Victoria Beckham pour une série de coeurs pralinés servis dans un écrin poudré -, les acteurs du luxe qui lancent leur propre enseigne gourmande se multiplient également. On pense entre autres au panoramique Ceresio 7 de Dsquared2, à Milan, ou à la Gucci Osteria du chef étoilé Massimo Bottura, à Florence. De son côté, Prada a acquis la Pasticceria Marchesi, institution de la cité lombarde, et même ouvert par la suite une seconde adresse via Monte Napoleone, en plein coeur du quartier modeux. L'idée derrière ces ...

Les accointances entre mode et fooding sont aujourd'hui connues. Si on ne compte plus les collections croisées entre créateurs et artisans du goût - on se souvient, l'été dernier, des macarons Ladurée cosignés Olympia-Le Tan ou de la médiatique collab' entre Pierre Marcolini et Victoria Beckham pour une série de coeurs pralinés servis dans un écrin poudré -, les acteurs du luxe qui lancent leur propre enseigne gourmande se multiplient également. On pense entre autres au panoramique Ceresio 7 de Dsquared2, à Milan, ou à la Gucci Osteria du chef étoilé Massimo Bottura, à Florence. De son côté, Prada a acquis la Pasticceria Marchesi, institution de la cité lombarde, et même ouvert par la suite une seconde adresse via Monte Napoleone, en plein coeur du quartier modeux. L'idée derrière ces initiatives culinaires : diversifier ses activités dans un secteur toujours plus concurrentiel, et surfer sur l'attrait actuel du grand public pour les plaisirs de la bouche, souvent perçus comme plus authentiques et moins superficiels que ne l'est l'univers des Fashion Weeks. Cela afin de donner à sa marque un supplément d'âme, en fin de compte. Fin des années 80, Giorgio Armani avait déjà senti venir ce vent gastro-modeux et mis un pied dans la restauration. En 1998, le créateur italien ouvrait ainsi un premier Emporio Armani Caffè, à Paris. S'ensuivaient des adresses à Dubai, Tokyo, Bologne et, bien sûr, Milan. Inauguré en 2000, ce dernier établissement, installé dans un édifice historique, avait vite fait de devenir un hot spot de la cité lombarde, couru par le gratin international. Près de deux décennies plus tard, le lieu a gardé son aura premium et vient même de bénéficier d'un lifting classieux. Lv'espace a non seulement été agrandi mais aussi complètement relooké, dans l'esprit années 30 du bâtiment d'origine, revisité pour offrir " un design tout à fait contemporain ", comme le précisent les commanditaires du projet. Si la bâtisse déploie maintenant une deuxième terrasse, c'est surtout l'intérieur qui a été upgradé. Au rez-de-chaussée, on retrouve, via Croce Rossa, un café où il est possible de déguster des pâtisseries préparées sur place mais aussi d'acheter les produits Armani/Dolce by Guido Gobino - une gamme qui fait également partie de la stratégie de diversification du groupe -, et un endroit pour manger un bout en journée, voire déguster un cocktail (lire par ailleurs). L'aménagement " met en avant des lignes arrondies et des matières naturelles. Un élégant ruban sculpté en bois laqué dans les tons champagne relie les deux comptoirs ", décrit-on chez Giorgio Armani. A l'étage, auquel on accède par un bel escalier en colimaçon vert et or, se situe le restaurant gastronomique, ainsi qu'un bar à champagne. Les murs sont recouverts de soie et les tables séparées par de petits panneaux en verre sur lesquels figure le motif palmier, récurrent dans la ligne Armani/Casa dédiée à la déco. La carte compile les grands classiques de la Botte: escalope de veau à la milanaise, risotto au safran et spaghetti al pomodoro en tête, et, plus largement, des plats de toute la Méditerranée... à arroser d'un bon flacon de là-bas ou, pourquoi pas, d'un cocktail, dont nous vous révélons ici les secrets.