QUI ?

La commissaire d'exposition Tania Nasielski a réuni six artistes belges et internationaux. Parmi les pointures, il faut citer Roger Ballen (1950, New York) (1.). Ce photographe américain, dont l'oeuvre est chevillée à l'Afrique du Sud, s'est fait connaître en raison d'images qui évoquent l'enfermement mais également le rapport à l'animalité et à l'altérité. L'on se doit d'évoquer aussi...

La commissaire d'exposition Tania Nasielski a réuni six artistes belges et internationaux. Parmi les pointures, il faut citer Roger Ballen (1950, New York) (1.). Ce photographe américain, dont l'oeuvre est chevillée à l'Afrique du Sud, s'est fait connaître en raison d'images qui évoquent l'enfermement mais également le rapport à l'animalité et à l'altérité. L'on se doit d'évoquer aussi la présence de Claude Cattelain (1972, Kinshasa) (5.), plasticien n'hésitant pas à mettre son corps en jeu à la faveur de suspensions dans le vide ou de confrontations aux éléments. Egalement au casting, Benjamin Verhoeven (1990, Bruxelles) (2.), dont la pratique consiste à scanner des images en mouvement générant de la sorte des courts métrages d'animation qui brouillent les codes imagiers ainsi que les représentations spatiales. Pieter De Clercq (1976, Gand) (3.), Nancy Moreno (1990, Montauban) (4.) et Lazara Rosell Albear (1971, La Havane) (6.) sont pareillement de cette odyssée formelle. " L'exposition Noli me tangere rassemble des artistes qui interrogent la condition et la présence du corps - sa gravité, ses anamorphoses, sa présence réelle ou projetée ", explique la curatrice de l'événement en guise de note d'intention. Par-delà l'allusion biblique - le fameux mot de Jésus adressé à Marie-Madeleine lorsque celle-ci veut le toucher pour s'assurer de la réalité de son existence -, l'accrochage aborde le corps dans ce qu'il a d'immédiat. Sans oublier d'interroger les registres de la perception, du sensible, de la représentation et du tangible. Pour découvrir une proposition qui multiplie les niveaux de lecture. On pense en particulier à la mémoire du lieu - un ancien abattoir dont la signalétique des salles porte encore la trace - qui est évoquée en filigrane.