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La nouvelle programmation bruxelloise du tandem Lee et Bauwens a pour ambition de faire prendre le pouls de la scène sud-coréenne contemporaine. Pour y parvenir, le duo a convié cinq signatures en vue. A tout seigneur tout honneur, le générique de l'événement s'enorgueillit de la présence de Chun Kwang Young (1944) (1.), plasticien qui a enthousiasmé le p...

La nouvelle programmation bruxelloise du tandem Lee et Bauwens a pour ambition de faire prendre le pouls de la scène sud-coréenne contemporaine. Pour y parvenir, le duo a convié cinq signatures en vue. A tout seigneur tout honneur, le générique de l'événement s'enorgueillit de la présence de Chun Kwang Young (1944) (1.), plasticien qui a enthousiasmé le public belge à la faveur d'une remarquable exposition à la Fondation Boghossian. Pour rappel, ses oeuvres initient un dialogue fécond autour du papier et de l'accumulation. Mais Korean Scene fait également place aux opus de Kim Hyun-Sik (1965) qui se situent au croisement de la peinture et de la sculpture. Il faut aussi compter avec les champs de couleurs de Moon-Pil Shim (1958) (3.), le travail de l'argile de Jiana Kim (1972) (2.), ainsi que les créations qui panachent encre et papier de Namgoong Whan (1975). " Gestes, répétitions, rythmes, matières ", tels sont les axes qui traversent cet accrochage. Mais peut-être est-ce la question de la répétition qui est la plus significative. Le geste qui se répète est une façon " d'avancer vers un nouveau style toujours plus personnel, d'essayer de nouvelles techniques, de questionner le spectateur ", comme l'affirme Gil Bauwens, en reprenant les thèses de l'historien de l'art René Passeron. Parce qu'il est grand temps de se rendre compte que, depuis les années 90, l'art contemporain sud-coréen explose à un niveau international. En cause, des pratiques qui mêlent matériaux traditionnels, gestes inspirés et techniques novatrices. Le tout pour un panorama complexe témoignant d'une société en équilibre entre son puissant héritage culturel et sa quête de modernité.