QUI ?

Né en 1974 à Barcelone, Israel Ariño fait valoir un profil atypique car c'est d'abord la sculpture et la gravure qui ont retenu son attention. On le sait, ce genre de détail n'a rien d'anodin dans la manière de construire les images et de leur conférer une matière. Par la suite, à l'occasion d'ateliers épars, il a suivi les enseignements de grands noms de la photographie tels que Bernard Plossu, Manel Esclusa ou Llorenç Raich Muñoz. Depuis 2005, l'homme enseigne la photographie à la Faculté des beaux-arts de Barcelone. Il est également réputé pour ses nombreux livres d'artistes : Chambre avec vue (2006), Otras canciones a Guiomar (2008), Anatomía de una desaparición (2009). C'est la Galerie Vu qui le représente à Paris. C'est une référence.

QUOI ?

La Box galerie, à Bruxelles, donne à voir la série d'images portant le nom de La pesanteur du lieu. Il s'agit de son travail le plus récent qui a été produit à l'occasion d'une résidence d'artiste au Domaine de Kerguéhennec, dans le département du Morbihan. " Tout semble se dérouler entre chien et loup, dans un univers d'où la franche clarté serait bannie. Le spectateur doit s'y reprendre à deux fois, redoubler d'attention, consacrer le temps nécessaire pour distinguer ce qui lui est offert. Rien ne se dévoile au premier coup d'oeil. Tout, en revanche, s'imprime à jamais sur nos rétines ", explique le galeriste Alain D'Hooghe pour rendre compte de la subtilité à l'oeuvre.

POURQUOI ?

Pour laisser fondre les atmosphères crépusculaires du photographe dans nos yeux mais également pour goûter l'étonnant croisement imaginé pour l'occasion. Les clichés de l'Espagnol dialoguent avec les céramiques de Françoise Cludts, artiste belge dont les oeuvres, elles aussi, témoignent d'une grande pureté.

Cartographies éparses, Israel Ariño, Box galerie, 102, chaussée de Vleurgat, à 1050 Bruxelles. www.boxgalerie.be Jusqu'au 12 janvier prochain.