Emotions contrastées à la découverte de ces images inédites, tournées l'an dernier mais dévoilées cet été, d'une peuplade amazonienne épiée par un drone, quelque part près de la frontière séparant le Brésil et le Pérou. Passé le moment de fascination, ...

Emotions contrastées à la découverte de ces images inédites, tournées l'an dernier mais dévoilées cet été, d'une peuplade amazonienne épiée par un drone, quelque part près de la frontière séparant le Brésil et le Pérou. Passé le moment de fascination, on a envie de dire à la Fondation nationale indienne (FUNAI), responsable de la vidéo, de surtout bien leur ficher la paix. Après tout, ces gens ne demandaient rien à personne, d'ailleurs, pour les surprendre dans leur vallée du Javari, il a fallu parcourir 180 kilomètres de cours d'eau et de chemins de terre, puis 120 de plus à crapahuter dans la jungle. Pour vivre heureux, vivons planqués ! De quel droit exposerait-on ces hommes et femmes à nos innombrables fléaux modernes - au hasard, les tweets de Donald Trump, l'album-hommage à Johnny de Francky Vincent et Eve Angeli, ou le retour des Buffalo ? Ils n'auront pas atterri depuis 24 heures qu'un antivax va leur filer la rougeole. Bref, on est d'accord sur le principe, à un détail près : l'expédition de la FUNAI visait en fait à protéger ces indigènes isolés. Menacés par les sbires des secteurs agroalimentaire et minier, ils devront peut-être bientôt choisir entre leur relative tranquillité et leur survie. Alors, quelle pointure, les Buffalo ?