Réjouissons-nous, " l'effet cocktail party " est de retour dans nos vies. Et il n'est pas question ici, bien que les pages de ce numéro rassemblent un tas d'idées et recettes pour agiter son shaker, d'enchaîner mojitos, bloody mary et autres Pina Colada sur des rythmes endiablés. Ce terme, qui sonne c...

Réjouissons-nous, " l'effet cocktail party " est de retour dans nos vies. Et il n'est pas question ici, bien que les pages de ce numéro rassemblent un tas d'idées et recettes pour agiter son shaker, d'enchaîner mojitos, bloody mary et autres Pina Colada sur des rythmes endiablés. Ce terme, qui sonne comme une promesse de fête, a en fait été imaginé par le cognitiviste britannique Colin Cherry, en 1953, et désigne la capacité cérébrale à diriger notre attention pour suivre une conversation précise dans une ambiance bruyante, lors d'une soirée par exemple, tout en restant conscients des autres signaux sonores environnants. Il nous suffira d'entendre notre prénom prononcé à l'autre bout de la pièce, pour se retourner et réussir à écouter sélectivement d'autres convives dans le brouhaha ambiant. Une théorie bien sérieuse donc... pour expliquer un comportement humain plutôt attaché aux réjouissances en tout genre. Et que nous pouvons désormais ré-expérimenter avec bonheur vu l'ouverture cette semaine des bars et restaurants et le lent come-back de cette convivialité qui nous avait tant manqué. Nos relations retrouvent chair et os. Et sortent renforcées de cette épreuve, tant nous avons pu ressentir ce manque, cette absence, mais aussi le réconfort que pouvaient procurer simplement quelques mots lancés en vidéo-apéro, par téléphone ou même couchés sur une lettre. Elargissons donc enfin notre bulle, avec prudence mais délectation, et savourons le cocktail de cet étrange été, celui de l'amitié.