Il y a quelques mois, nous ne nous doutions pas encore que ce qui se tramait alors en Chine allait influencer plus que jamais notre été, et notre manière de voir le monde. Un confinement plus tard, force est de constater que ce qui se passe à l'autre bout de la planète peut, en un rien de temps, devenir notre problème... ou notre salut. Car si l'empire du Milieu ne nous a pas épargnés sur ce coup-là, d'autres choses, comme partout, y sont bonnes à prendre. Et c'es...

Il y a quelques mois, nous ne nous doutions pas encore que ce qui se tramait alors en Chine allait influencer plus que jamais notre été, et notre manière de voir le monde. Un confinement plus tard, force est de constater que ce qui se passe à l'autre bout de la planète peut, en un rien de temps, devenir notre problème... ou notre salut. Car si l'empire du Milieu ne nous a pas épargnés sur ce coup-là, d'autres choses, comme partout, y sont bonnes à prendre. Et c'est le cas du " wuwei ", un concept taoïste plurimillénaire, popularisé l'an dernier chez nous par Romain Graziani dans son livre L'usage du vide (chez Gallimard). Ce qu'il nous invite à faire ? A " non agir " dans certaines situations, c'est-à-dire, bien plus qu'à lâcher prise, à se concentrer pour rester en retrait, et laisser les choses désirées se réaliser d'elles-mêmes, sans se démener pour y arriver. Dans le journal français Libération, l'auteur expliquait récemment : " Quand vous faites cuire un gâteau au four, vous ne faites rien en apparence, et pourtant vous achevez un travail. Si vous ouvrez sans cesse la porte du four, vous pensez être actif mais vous nuisez au processus. " Et de déplorer que bien souvent dans notre société, " l'action vire à la frénésie ". En cette période de doutes, mieux vaudrait donc selon lui se poser un instant, les doigts de pieds en éventail au bord de l'eau ou un verre à la main, entre amis, au jardin, pour s'empêcher de faire des plans sur la comète, et surtout pour reprendre son souffle... Comme le dit Carl Honoré dans ces pages : " Ce qui compte le plus nous a été rendu par la pandémie : du temps à passer ensemble, du temps pour se reposer, penser, apprendre, rêvasser ; chacun a pu faire l'expérience de la philosophie slow. " Le moment d'en profiter a donc sonné. Vive l'été !