L'une est photographe, fille de photographe, collectionneuse de photos trouvées et ex-productrice exécutive de cinéma documentaire, l'autre est poète, écrivain, essayiste, critique d'art et romancier, à deux, ils ont mis leur forces vives...

L'une est photographe, fille de photographe, collectionneuse de photos trouvées et ex-productrice exécutive de cinéma documentaire, l'autre est poète, écrivain, essayiste, critique d'art et romancier, à deux, ils ont mis leur forces vives en commun dans un Lorsque tu me liras vertigineux. Car on plonge en apnée dans cet opuscule paru chez Yellow Now où se rangent en une succession fine les clichés que Véronique Marit recueille depuis toujours et que Bernard Noël introduit par une littéraire réflexion poétique jamais littérale. Ces instantanés, vernaculaires ou non, y mettent en scène un sujet - femme(s), homme(s), enfant(s), vieillard(s), curé(s), communiante(s) - aux prises avec l'écrit et, concomitamment, la lecture - livre, lettre, carnet, journal, partition, bande dessinée... Or " tout ici fait signe " et c'est cela qui fascine. " Il faut du temps, prévient Bernard Noël, pour s'apercevoir que rien n'advient de ce qu'annonçait le titre, si bien qu'on n'aura jamais l'occasion de lire ce qu'écrivent les personnages. La seule chose à faire ici, c'est voir. " Dont acte.