Cela lui a pris comme ça, l'été dernier. Un désir de sentir la laine s'enrouler au bout des doigts, comme lorsqu'elle était encore gamine et qu'elle avait appris à tricoter une poule pour Pâques, à l'école, c'était à la fin des années 70. Une envie de créer un pull ; le modèle, elle l'avait exactement en tête, quelque chose de simple, conçu avec un minimum de coutures. Un midi, Véronique Mergeay en a parlé à ses copines. L'une d'elles lui a conseillé une boutique de la rue du Bailli, à Bruxelles - parce que la laine, elle la voulait forcément belle et douce, pas facile à trouver. Et en trois jours, l'affaire était pliée, elle ne quittait plus son nouveau gilet en maille.
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