C'est une nouvelle expérience qui s'est dessinée depuis quelques mois dans une somptueuse maison de maître de la bruxelloise avenue Louise. Initié par un avocat d'affaires, Jo Vanbelle (lire par ailleurs), le concept hybride peine à se trouver un intitulé adéquat dans la terminologie existante, ce qui est plutôt bon signe. " Bed & Breakfast " ? Certes non, la formule échouerait à rendre compte du caractère exclusif de l'expérience. " Hôtel ", sûrement pas, l'intitulé charrie un univers beaucoup trop balisé, mais oui on peut y loger. " Maison d'hôtes " ? Pas plus, même si le propriétaire est sur place. Niché au coeur d'une demeure de 1873 drapée dans de précieux papiers peints, Louise 345 répond à une série d'attentes qui flottent dans l'air du temps. Si le volet hôtelier décline quatre chambres à la décoration très personnelle, la partie restaurant déroule un environnement intimiste de 18 couverts. Un service en gants blancs d'une extrême attention, inspiré de la tradition des majordomes britanniques, assure la continuité entre les deux facettes complémentaires de l'endroit. Celui-ci est entre autres assuré par monsieur Richard, un élégant septuagénair...