Jamais, dans l'histoire du sport belge, la gymnastique n'avait décroché de titre mondial. Autant dire que le 2 novembre dernier, lorsque Nina Derwael s'est offert la médaille d'or à Doha après un programme exécuté à la perfection aux barres asymétriques, ...

Jamais, dans l'histoire du sport belge, la gymnastique n'avait décroché de titre mondial. Autant dire que le 2 novembre dernier, lorsque Nina Derwael s'est offert la médaille d'or à Doha après un programme exécuté à la perfection aux barres asymétriques, le plat pays n'était pas peu fier. Même si la jeune fille originaire de Saint-Trond était pointée comme la favorite - ça s'était joué à un cheveu l'année dernière à Montréal, où elle avait obtenu le bronze -, l'exploit est inouï. A marquer au fer rouge sur la (courte) liste de celles qui ont joué les pionnières tout en haut des podiums, à l'instar de Justine Henin, Tia Hellebaut ou Nafissatou Thiam. Atout de la demoiselle de 18 ans, ultraprécieux à ce niveau-là : son moral d'acier. " Dès la maternelle, mon instituteur m'appelait " la chef " en raison de mon caractère ", dit-elle. Aujourd'hui, celle qui s'entraîne " 32 heures par semaine depuis 7 ans " évoque un " rêve qui se réalise ", mais aussi des médias qui, peut-être, vont désormais " plus s'intéresser à la gymnastique, aussi bien masculine que féminine ". Lauréate logique du Trophée national du Mérite sportif - où elle succède à David Goffin -, elle a désormais les poignets fixés sur un objectif encore plus fou : les jeux Olympiques de Rio de 2020.