" Etre drôle, c'est poser un certain regard sur la vie... Et on apprend cela de façon instinctive, en voyant ce que renvoient les autres lorsqu'on leur raconte quelque chose. Ils sont notre meilleur miroir. Ensuite, on peut travailler ce potentiel. Personnellement, j'a...

" Etre drôle, c'est poser un certain regard sur la vie... Et on apprend cela de façon instinctive, en voyant ce que renvoient les autres lorsqu'on leur raconte quelque chose. Ils sont notre meilleur miroir. Ensuite, on peut travailler ce potentiel. Personnellement, j'ai constaté assez jeune que je parvenais à amuser mes copains d'école. Je savais, en terminant mes humanités, que je ne ferais pas d'études supérieures, que j'avais envie de jouer, et j'ai affiné mes prédispositions avec l'impro. Aujourd'hui, ce qui m'inspire, c'est la condition humaine. Je suis fan du quotidien. J'aime regarder les gens et voir quand ça dérape. Mes sujets ne sont pas hautement intellectuels, je n'ai pas besoin de plonger dans l'actu dure, d'ailleurs je suis incapable de me marrer avec certains thèmes comme la pédophilie ou la violence. Pour moi, l'humour est avant tout une affaire de partage avec d'autres ; c'est jubilatoire de rire à plusieurs. Par contre, je ne pense pas que ce soit un vecteur de communication. D'ailleurs, au quotidien, je suis plutôt réservée et pas extrêmement communicante. Et il existe des gens très drôles et complètement autistes ! " Laurence Bibot jouera, ce 23 septembre, pour l'ASBL Peluche, qui accompagne les enfants placés (www.peluche.org), et au Kings of Comedy Club, à Bruxelles, en octobre prochain (www.kocc.be).