Du maloya, on connaît surtout Danyèl Waro, chercheur de pâmoison entre les racines ancestrales et un présent engagé. Il n'est pas de cette précieuse collection d'enregistrements des années 1975 à 1986 réalisés da...

Du maloya, on connaît surtout Danyèl Waro, chercheur de pâmoison entre les racines ancestrales et un présent engagé. Il n'est pas de cette précieuse collection d'enregistrements des années 1975 à 1986 réalisés dans une île de l'océan Indien d'une taille de province belge, La Réunion. Le maloya s'y est façonné, héritier marginal des chants d'esclave dans une confluence mystique africaine, malgache et indienne. Le propre de l'album accompagné d'un livret explicatif est de montrer combien ces musiques nées de la pauvreté et de la souffrance se sont développées dès les seventies, dans un éventail de styles assez étourdissant. Si le même tiercé noyaute la plupart des dix-neuf titres - rythme, mélancolie, langue créole - le genre reste caméléon... D'ailleurs nom du fameux groupe jazzy-funk qui ouvre le disque où, entre la pop excentrique de Groupe Dago et le crooning mâle de Gilberte (...), on se laisse charmer par d'insolites compagnies créoles. CD Oté Maloya The Birth Of Electric Maloya On Réunion Island 1975-1986, distribué par V2 Records. Ph.C.