QUI ?

Née à Bogotá en 1932, Olga de Amaral est diplômée de l'Académie des Arts de Michigan. Au coeur de son travail se situe une fascination première pour la fibre textile. Quelque part entre le design, l'art et l'artisanat, la plasticienne abouche le tissu avec la peinture, le plâtre et les métaux précieux. Une forte influence précolombienne traverse l'ensemble de ...

Née à Bogotá en 1932, Olga de Amaral est diplômée de l'Académie des Arts de Michigan. Au coeur de son travail se situe une fascination première pour la fibre textile. Quelque part entre le design, l'art et l'artisanat, la plasticienne abouche le tissu avec la peinture, le plâtre et les métaux précieux. Une forte influence précolombienne traverse l'ensemble de son oeuvre, notamment par le biais d'un besoin constant de faire référence à la spiritualité. Le tout pour une pratique qui sort littéralement du cadre et à laquelle on appose l'étiquette " abstraction latino-américaine de l'après-guerre " sans que l'on ne soit plus avancé pour autant. L'artiste a exposé dans de nombreuses institutions de par le monde et ses opus font partie des collections de plus d'une quarantaine de musées tels que le Musée d'Art Moderne de la Ville de Paris, le Museum of Modern Art et le Metropolitan Museum of Art de New York, l'Art Institute de Chicago, ainsi que le Museum of Modern Art de Kyoto. L'exposition que dédie la Patinoire Royale, à Bruxelles, à l'artiste colombienne a des allures de rétrospective non exhaustive. En effet, la quarantaine d'oeuvres époustouflantes présentées ne concernent que les quinze dernières années de création. L'on reste cependant sans voix devant ces pièces glorieuses qui font leur miel de la feuille d'or ou d'argent mais aussi des pigments naturels de l'indigo, de l'amarante, de la turquoise ou des couleurs terre. Pour prendre la mesure d'un talent dont le propos transcende l'esthétique, sans la renier, vers la métaphysique. Chaque oeuvre nous fait sentir une " présence de l'absence " particulièrement émouvante et salutaire.