" La fermeture du Design Centre est l'événement pivot du design belge de l'après-guerre ", affirme Arnaud Bozzini, directeur des expositions et co-curateur de Panorama. Inauguré en 1964 dans la galerie Ravenstein, bijou moderniste du patrimoine architectural bruxellois, ...

" La fermeture du Design Centre est l'événement pivot du design belge de l'après-guerre ", affirme Arnaud Bozzini, directeur des expositions et co-curateur de Panorama. Inauguré en 1964 dans la galerie Ravenstein, bijou moderniste du patrimoine architectural bruxellois, le Design Centre fut inspiré par les initiatives semblables, menées avec succès en Italie, en Allemagne ou en Scandinavie. Il visait la promotion du design national par la mise à l'honneur permanente de produits du cru et via des expositions temporaires, conférences et concours. " Il était situé en plein centre et préfigurait toutes les institutions que l'on connaît aujourd'hui, Design Vlaanderen, MaD ou WBDM, poursuit Arnaud Bozzini. De grands noms de l'époque s'y succédaient et y travaillaient, et l'institution était portée par une femme incroyable, Josine des Cressonnières. C'est vraiment la papesse du design de l'après-guerre, pour reprendre l'expression de Thierry Belenger, co-curateur de l'expo. " D'abord concentré sur la promotion d'un design " industriel, rationnel et technique " et influencé par l'école d'Ulm - héritière du Bauhaus -, le Design Centre répercuta sur ses activités les aspirations sociétales du moment au cours des années 70, mais dut finalement fermer ses portes au milieu de la décennie suivante, suite au décès de son âme et cheville ouvrière.