Imaginé par l'architecte américain d'origine finlandaise Eero Saarinen, le TWA Flight Center est l'un des terminaux les plus iconiques au monde, une bâtisse futuriste construite en 1962 puis fermée en 2001 le temps d'un grand lifting. Le défilé Louis Vuitton aura été, début mai dernier, le tout premier événement à se dérouler dans ce cadre mythique avant même la réouverture officielle de ce qui est aujourd'hui un hôtel de plus de 500 chambres. L'idéal pour les voyageurs en transit ou qui doivent s'envoler aux aurores, mais pas forcément pour visiter la ville. Big Apple n'est en effet pas épargnée par les embarras de circulation... et il nous aura fallu pas moins de 90 minutes pour rallier JFK au départ de la City ! Le spectaculaire bâtiment méritait toutefois amplement ce long trajet. Pour l'occasion, l'immense lobby avait été métamorphosé en oasis tropicale, où des hôtes de marque comme Emma Stone, Julianne Moore, Jennifer Connelly ou Mark Ronson - également DJ de l'afterparty - étaient installés çà et là sur des chaises Eames immaculées ou des canapés en velours rouge.

© LOUIS VUITTON

Le site n'était du reste pas qu'un époustouflant décor, puisqu'il avait aussi inspiré au créateur Nicolas Ghesquière des silhouettes complè- tement futuristes, des blousons d'aviateur et des réinterprétations d'uniformes d'hôtesses de l'air des années 60, le tout porté par un fond musical... planant. La légendaire skyline de la mégapole n'était jamais bien loin non plus, puisqu'elle s'invitait sur les vestes des mannequins. Les gratte-ciel décoraient également les sacs à main et Wall Street les costumes à rayures et robes-chemisiers. Le défilé tout entier donnait l'impression d'un exubérant mélange de styles, d'étoffes et de formes, parfois même au sein d'un seul et même look. Une approche somme toute elle aussi bien new-yorkaise dans son mépris des diktats de la mode... puisqu'ici, tout est possible, tout est permis !

© LOUIS VUITTON
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