Elles ont convoqué " la joie brute ", lui ont donné rendez-vous ce 29 septembre, à l'hippodrome de Bruxelles, plus communément baptisé Droh!me. Elles ont invité de même les quelques 1300 coureurs et marcheurs venus là pour s'approprier ces slogans coup de poing qu'elles ont fait imprimer sur des pancartes, de celles que l'on brandit quand on descend dans la rue et que l'on crie en choeur parce qu'on est là pour lutter. La leur, de lutte, a le visage de Raphaël, 15 ans, et de Leonor, 4 ans, leurs " survivors " chéris qui combattirent leur cancer, avec la bravoure qui caractérise les enfants trop tôt graves et lucides. " La mobilisation, c'est assez puissant pour réparer, dit Delphine Heenen, même quand ton enfant n'est pas mort, c'est une blessure énorme d'être passés par là. " Et comme en écho, le constat brut de Céline Ghins, avec points de sus...