"Lorsque je suis arrivée au Havre, à la fin des années 90, j'ai cru un instant avoir atterri à Bucarest ", avoue l'employée qui nous accueille à la réception du charmant hôtel Oscar, baptisé en l'honneur du grand architecte. " Je me suis dit que je ne resterais pas plus d'un an ou deux... Mais finalement, je m'y plais bien. Quand le soleil éclaire ses façades roses, la ville dévoile même un charme certain. " Par endroits, cette cité longtemps considérée comme le vilain petit canard de l'Hexagone a presque un air de Brasilia. Reconstruite à grand renfort de béton dans les années 50-60 suite aux bombardements de 1944, elle s'impose comme une ville nouvelle. Et ce même si elle reste avant tout un port accosté par les paquebots en provenance de New York ou des Caraïbes, expliquant sa mentalité plus libérale que dans le reste de la très rurale Normandie...
...