" Cette collection, c'est comme être à la maison, s'exclame Antonio Berardi, Britannique aux racines siciliennes et ancien assistant de John Galliano. Il y a vingt-cinq ans, je suis entré pour la première fois dans une boutique Marina Rinaldi pour y acheter un cadeau pour ma mère. Quelle découverte ! Un nouveau monde s'ouvrait pour moi : celui de la femme glamour et plantureuse. "
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" Cette collection, c'est comme être à la maison, s'exclame Antonio Berardi, Britannique aux racines siciliennes et ancien assistant de John Galliano. Il y a vingt-cinq ans, je suis entré pour la première fois dans une boutique Marina Rinaldi pour y acheter un cadeau pour ma mère. Quelle découverte ! Un nouveau monde s'ouvrait pour moi : celui de la femme glamour et plantureuse. " Quel a été votre plus grand défi ? Parvenir à une collection de dix pièces dans laquelle chaque femme peut se retrouver. Nous avions assez de projets pour au moins cinq collections. L'équipe de Marina Rinaldi m'a aidé dans la sélection. Ils savent ce qui marche ou pas. J'ai aussi accepté cette collaboration parce que je voulais apprendre comment créer des vêtements pour des femmes rondes. La taille doit être plus haute, le dos différent... C'était intéressant de sortir des schémas habituels.Dans votre propre marque, avez-vous aussi une attention particulière pour les femmes portant de plus grandes tailles ? Nos vêtements vont jusqu'à la taille 50/52. Pour certains clients, nous travaillons sur demande jusqu'au 56. Nous sommes habitués à créer pour des femmes aux belles courbes - Michelle Obama ne porte pas une taille XXS - mais ce n'est pas la même chose que des formes vraiment rebondies. Il ne suffit pas de produire les vêtements en plus grand, ce ne serait pas flatteur. Il faut partir de zéro, avec d'autres patrons. Peu de marques font cela. Ce serait donc un business model intéressant. Cette saison, beaucoup n'ont pas organisé de défilé, mais ont opté pour une présentation en ligne ou à petite échelle. Une décision que vous aviez déjà prise les saisons passées. Pourquoi ? Cela fait des années que les Fashion Weeks sont devenues de grands cirques. Il y avait trop de shows et de présentations. Les uns plus spectaculaires que les autres. Tout le monde était sans arrêt en train de courir, sans avoir le temps de regarder la collection. Je n'avais plus envie de faire partie de tout ça. Je voulais revenir à l'essentiel : les vêtements. "